Alain Guionnet – Journal Revision

29 janvier 2011

RYSSEN JUIF ?

Filed under: Uncategorized — guionnet @ 03:26

La rumeur n’est pas nouvelle, mais l’antisémite Riri est trop con pour être juif. C’est le stormfrontiste Threeswords qui vient de la relancer, après que Riri eut refusé de publier certaines de ses élucubrations. Hervé Ryssen décrit maladroitement son arbre généalogique sur son site, relayé par propagandes.info. Il est originaire du nord par son père, comme Soral, breton par sa mère. Il appert que Lalin a emprunté son surnom à Charles Ryssen, son arrière-arrière grand-père né en 1866, domestique. Signe que les pseudonymes ne doivent souvent rien au hasard. Il se défend : non, sa parente d’autrefois Gertrude Salmon, née en 1827, n’était pas juive. Ses ancêtres paternels étaient tantôt mineurs, tantôt domestiques. Son nom fut parfois écrit Lalaing. L’ascension sociale de sa famille débuta avec ses parents, avec son père typographe, sa mère infirmière. D’où on peut déduire que c’est la profession de son père et son héritage familial qui le poussèrent à étudier l’histoire à l’université de Créteil et à lui donner la réputation de punk anarchiste. Anarchisme qui se traduit maintenant par sa qualité de motard.

Riri parle moins de ses ancêtres maternels. Il dit seulement qu’ils étaient d’origine paysanne, des alentours de Guingamp. En 1936, ses grands-parents fuirent la pauvreté et se réfugièrent en Normandie, à la ferme La Bretagnère, près de L’Aigle. C’est dommage, car quand la brute Bonnefoy lui cassa la gueule à la librairie Licorne Bleue pour une histoire de boutique, il le traita de « sale juif ! » Confirmation que la rumeur n’est pas nouvelle. Peu après, Riri songea que c’était à cause du nom de Moïse que porta un de ses ancêtres maternels, pas à cause de Gertrude Salmon.

C’est un fait, les milieux natios se penchent volontiers sur les arbres généalogiques, mais il y a deux autres éléments à prendre en considération. D’une part, l’antisémite honteux ne s’explique pas qu’on puisse se dire antisémite, comme Riri. C’était le cas pour Guionnet il y a vingt ans, quand mère Galic ne comprenait pas qu’il fût antijuif. D’autre part, Riri croit peut-être que les autres en savent plus sur lui que ce n’est le cas.

La position de Riri se comprend mieux à présent. D’origine paysanne, un mineur n’étant pas ouvrier à proprement parler car travaillant la terre, de père typographe, métier de tradition anarchiste, de mère infirmière, profession bretonne par excellence, il était prédestiné à ses facéties. Les rapports de ce petit-fils de L’Aigle avec Aigle Noir s’expliquent aussi en partie. Riri ne veut pas jouer dans le registre de Guionnet, mais il le respecte. Il a plus peur du juif que lui. Au point qu’il fait mine de révérer le vide shoatique.

Avec sa timidité paysanne une chose est sûre, Riri n’ira pas dimanche rue Saint-Ambroise. Ce faisant, il rompra avec la tradition des ouvriers du livre que Guionnet envisage de défendre au nom du prolétariat. Du coup, sa visite de l’École supérieure de gestion dimanche devient plus vraisemblable. Deux questions demeurent cependant, celle des 2 000 € et la venue de Malthête, qui se prendra une grosse tête.

4 commentaires »

  1. Je me permets d’ajouter une troisième question : Bête Immonde s y rendra-t-il pour délivrer une de ses spectaculaires interventions ?

    Quant à Ryssen, il a proposé un duel, que n’a pas relevé l’insulteur, qui avait pourtant le choix des armes… Un vrai motard !

    (Bête Immonde ne viendra pas, NDLR.)

    Commentaire par Un lecteur assidu — 29 janvier 2011 @ 10:32 | Réponse

  2. Ils étaient pathétiques à l’ESG : « on peut en parler (du révisionnisme !) mais pas discuter avec eux… », etc., vieille chanson…
    Heureusement la Igounet en (des révisionnistes) a parlé en long et en large, à sa façon bien sûr…
    La Vieille Taupe a fait éparpiller des petits confettis… c’est la seule présence d’opposition que j’ai aperçue au cours de mes deux passages dans l’amphythéâtre assez plein !
    Dans les stands de bouquins pas un seul révisionniste bien sûr, ils ne sont pas fous !!
    Mais dans le papier des Arméniens il y avait les liens informatiques de l’aaargh et autres !!!!
    Ils ne savent plus à quel saint se vouer pour sauver leur barque qui prend la flotte de toutes parts !
    Beau naufrage crapules !

    Commentaire par toni — 31 janvier 2011 @ 07:49 | Réponse

  3. Mais si ! il y avait des gens de chez nous à l’ESG — en voici un compte-rendu, et même un triple compte-rendu !

    La VT y était donc et a fait comprendre qu’elle n’était pas morte… tandis que d’autres faisaient du vélo…

    Lundi 31 janvier 2011

    Objet : Compte rendu du branle-bas antiréviso d’hier dimanche 30 jan. 2011

    Voici les premiers comptes rendus que nous avons reçus ce jour de la
    conférence de l’ESG d’hier et, en tout cas, un grand bravo, un grand
    merci à ceux qui s’étaient déplacés !

    1er compte rendu :
    Je n’ai pu assister que partiellement à cet événement mais, aussi bien le
    matin que l’après-midi, les interventions que j’ai pu entendre étaient
    complètement soporifiques. J’ai surtout entendu parler du génocide arménien
    et du génocide rwandais. François Zimeray, « ambassadeur de France pour les
    Droits de l’Homme », s’est surtout vanté d’être un homme qui avait beaucoup à
    faire mais qui consacrait beaucoup de son temps à persuader le monde entier
    de mettre l’accent sur l’enseignement de la Shoah dans les écoles. Je n’ai
    entendu que la fin de l’intervention de Valérie Igounet mais elle a bien
    signalé que Vincent Reynouard était en prison et elle ne m’a pas parue
    agressive…

    2e compte rendu :
    Eh bien, nous « avons tenu » jusqu’à 13h30…
    Une salle pleine, les seules réactions contradictoires audibles furent les
    innombrables raclements de gorge et toussotements pendant les interventions
    (surtout celle de Prasquier)…
    Vers 12h00, X… (j’ai toujours mon Iphone sur moi et je l’avais repérée
    grâce à son portrait qui est sur Google — faut vivre avec son temps :))
    s’est levée et a demandé fort poliment quand on pourrait poser des
    questions. Ce qui a fait bien rire Prasquier. Il lui a été répondu par le
    directeur de l’ESG que ce n’était pas possible, faute de temps !! Mais que
    les intervenants était disponible toute la journée dans le hall
    d’accueil pour faire des autographes sur leurs livres en vente (hé hé!),
    mais aussi pour répondre aux questions. Ben voyons…
    X… m’a alors donné 2 foulards palestiniens mais je lui ai répondu que
    je n’étais pas pro-palestinienne…
    Nous avons donc tenu une heure de plus dans cette grand-messe de la shoah,
    encaissant les innombrables coups envoyés par procuration à nos amis…
    En sortant, nous avons « attrapé » ce directeur de l’ESG et lui avons dit
    notre façon de penser, gentiment, entre autres qu’on ne peut pas attaquer
    des absents… Par exemple, Valérie Igounet qui cita 27 fois (j’ai
    compté !) Faurisson, alors que ce dernier n’était pas là.
    Très vite, nous avons été entourés de gens au début goguenards puis
    hostiles, nous rappelant que le « négationnisme » est un délit et qu’on ne
    peut inviter des hors-la-loi (sic)… ni d’ailleurs les soutenir en public
    sans risquer la prison (message bien reçu, merci).
    Nous les avons laissés là, avec un sentiment d’impuissance amère en leur
    souhaitant bonne continuation, et eux nous disant : on vous combattra tant
    qu’il le faudra.
    Heureusement, ces abrutis-là avaient évoqué Vincent Reynouard dans la
    première intervention, ce qui m’a fait penser à lui renvoyer des timbres (je
    les ai achetés ce matin).
    Voilà voilà…

    3e compte rendu :
    (…) J’ai fait un tour hier matin à la conf anti-réviso (…)
    Hier, j’ai eu la patience d’écouter les interminables exposés de
    Stéphane Encel, Yves Ternon et Gérard Prasquier à l’ESG ; je m’étais inscrite
    par mail, j’étais sur la liste, pas de problème ; à l’entrée, plusieurs
    tables offrant des quantités de publications variées sur divers génocides
    n’attirant guère le chaland. La journée avait pour intitulé « comprendre et
    combattre le négationnisme », et ce que j’ai entendu remplissait parfaitement
    l’objectif de faire comprendre la puissance dudit négationnisme ; les
    meilleurs arguments révisionnistes internes et para-révisionnistes
    (contribuant à relativiser l’exceptionnalité de la Shoah, et à souligner
    l’innocence des Palestiniens martyrisés dans tout le processus de
    rentabilisation du mensonge, à partir du noyau fondateur des chambres à gaz)
    y ont été exposés avec clarté, et leur solidité en ressortait parfaitement.
    Visiblement, plusieurs conférenciers programmés manquaient à l’appel, ce
    qui amenait les intervenants à étirer au maximum leur temps de parole.
    Chez les organisateurs et dans le public, le manque de motivation
    militante était criant : ainsi, chacun recevait à l’entrée une copie des
    messages révisionnistes reçus par l’administration, comportant l’aveu
    d’incompétence de Mme Amélie Malinverno, demandant à M. Encel,
    l’organisateur, des directives. Exemple : message du 26 janvier 2011 à 8h16,
    de amalinverno@esg.fr adressé à encelfred@gmail.com : « Ça n’arrête pas, as-tu
    une réponse à leur apporter que je puisse leur transférer ? » !!!
    Les toilettes étaient constellées d’autocollants subversifs et de
    petites taupes armées de Chard [dessin réalisé par la dessinatrice Chard
    pour Pierre Guillaume, éditeur, La Vieille Taupe] ; le chiffre 18 des petits
    carrés faisait l’effet magique habituel : personne n’y touchait !!! Les
    discoureurs ont été perturbés régulièrement par les vieilles techniques de
    chahut étudiant : quintes de toux se faisant écho d’un bout à l’autre de la
    salle, sonneries intempestives de portables, etc. C’est le volet
    « combattre le négationnisme », annoncé dans le programme, qui laissait
    fortement à désirer, je n’ai entendu aucune idée, aucun argument, seulement
    l’expression de l’angoisse habituelle, automatique, à l’évocation des
    chambres à gaz, mentionnées à tour de bras, et de la terrible diffusion du
    négationnisme, bien au-delà des petits cercles historiques, paraît-il.
    Lorsque j’ai voulu intervenir, poliment, à la fin de l’exposé de M.
    Prasquier, il a été répondu que les conférenciers étaient à notre
    disposition à la sortie, mais qu’il n’y aurait aucun débat, tout simplement.
    J’avais pris la parole debout, j’ai alors déployé ostensiblement un
    grand keffieh sur mes épaules, et je suis sortie, aussi majestueusement que
    possible, dans un silence parfait.
    Même politesse à la sortie, le Bétar n’est plus ce qu’il était !

    ——————-

    J’aime assez…

    (Plusieurs regards valent mieux qu’un. D’au moins deux femmes, signe que le courant de pensée réviso a dépassé l’âge de maturité. Non seulement il est mûr mais ils risque de pourrir si la situation reste en l’état. L’une d’elles arbora le keffieh, une autre refusa, car n’étant pas pro-palestinienne. Voilà vraie opposition chez les révisos : certains sont pro-ottomans, d’autres pas, les deux étant d’accord pour critiquer la politique israélienne consistant à traiter Bédouins, Druzzes, etc., comme des chiens crevés. Voilà ce qui se passe quand l’aigle fait le bec et part curieusement faire du vélo. Des douzaines de paires d’œils le remplacent. Elles observent des détails dont certains lui eussent échappé. Comme on s’en aperçoit à la lecture du témoignage de l’aiglon Toni, qui a surtout écouté Igounet dont le nom est presque anagramme de Guionnet et consulté les publications armingotes. Conclusion : l’équipe de la revue, dont la parution est seulement suspendue, demeure surtout masculine, tandis que les néorévisos appartiennent souvent à la gent féminine. À noter qu’aucune des néorévisotes ne parle de religion de la shoah, seule apparaît l’expression grand-messe. Quant à envoyer des timbres à Reynouard, toujours la même erreur. On voit que cette dame ne lui écrit pas souvent, NDLR.)

    Commentaire par Theil — 31 janvier 2011 @ 13:25 | Réponse

  4. Pour Ternon, c’est l’impossibilité d’ « attaquer [frontalement] le mur de preuves » qui force les négationnistes à chercher, par « souplesse », une brèche pour le faire éclater. Encel s’inquiète du fait que la conquête de Canaan est de plus en plus perçue comme le génocide matriciel de l’histoire de l’humanité. Pour Igounet, Marine Le Pen « n’est pas hostile au négationnisme » qui se développe par des « affaires » médiatisées. Selon Vitkine, le négationnisme prouve le génocide puisqu’il lui est consubstantiel. Les neg’ « dissimulent », « cachent » par un discours rationaliste une vérité « scientifique » (la raison goye contre la science youpine ?). Mutation du négationnisme qui se fait soft mais plus insinuant. En effet, si les Israéliens se comportent comme les nazis, c’est que les chambres n’ont pas existé, puisque les Israéliens ne gazent pas les palos. Danger du relativisme : à côté du crime avéré contre les juifs, il y aurait aussi crime contre les Allemands (c’est de l’amalgame). Il faut en revenir à l’intentionalisme, parce que l’extermination, c’est aussi de l’idéologie. Et il y a des limites, fixées par la loi, à la liberté d’expression. Discours soporifique et sans intérêt de Prasquier. Soppo n’aime pas Péan. Jakubowicz, interpellé dans les couloirs par des défenseurs de Zemmour, s’indigne des autocollants « libérez l’histoire ! » et des actions de la Vieille Taupe. Il fait l’historique de la loi G (sans parler de Carpentras) et croque Faurisson en distributeur de tracts au procès Barbie. Kaspi, pour qui « ce n’est pas parce qu’on se souvient qu’on est dans le vrai », veut la suppression de toutes les lois mémorielles, sauf la loi G parce qu’elle sert à combattre l’antisémitisme ; il se fait huer dans la salle et traiter d’hypocrite et de jésuite par les Arméniens. Klugman, qui se vante d’avoir cassé les vitres de la librairie roumaine (c’est prescrit), constate que le négationnisme est sorti des caves ; il est devenu — surtout grâce à internet — une idéologie mondiale. Et ce n’est pas parce que la loi est insuffisante qu’il faut la supprimer. « Là où ils veulent nous emmener [vers le débat contradictoire] est forcément un endroit où nous allons nous perdre ». Le négationnisme rend les lois répressives nécessaires pour éviter le débat avec tous ces « pervers ». Reynouard, successeur de Faurisson.

    N’étant pas impatient d’entendre les « voix de la France » (Hollande), je me retire au moment où une allusion à l’extermination des Amérindiens fait rire des dames dans la salle. C’est vrai quoi, quel rapport avec la shoah ? Plusieurs jeunes, regardant fesse book sur leur portable, bavardent et plaisantent. Bon allez, y’en a marre. Nous ne saurons pas ce qu’a dit le « grand témoin » Lanzmann. De tout façon, il passe à la télé.

    (Bravo Zalmoxis ! Je ne sais pas si tout ce que tu dis est vrai, mais ça y ressemble. Je te signale deux bricoles que j’ai corrigées. La règle est : jamais de mot en capitales, sauf dans un titre ! Pour te faire plaisir je les ai transcrits en gras italique, mais l’italique suffit. Quant à goy, ce mot est francisé, d’où un goy, une goye, des goys, très rarement des goyes. Comme pour cahal : un cahal, des cahals, surtout pas des cahaux ! N’importe comment cahal n’est pour ainsi dire jamais employé au pluriel, car il est unique. L’historien peut cependant distinguer plusieurs cahals, comme ceux [ou bien plutôt celui] de Russie au dix-huitième siècle et [celui] d’Amérique au vingt-et-unième siècle, qui ne sont pas identiques, même si leurs structures sont proches. Ton argot est respecté en revanche, mais il laisse songeur. Accessoirement pour Soppo, qui vient après sopo sans apostrophe [surtout que le singe qui dirige SOS-rasisme s’appelle Sopo, avec un seul p], mais aussi pour palos. Il s’agit de prononcer ce mot à la grecque au risque de le confondre avec pâlots, mais palestinoques convient sans doute mieux. On pourrait ainsi résumer l’histoire contemporaine : il y a d’un côté l’amerloque, de l’autre le chinetoque, au milieu le palestinoque ; étant entendu qu’aucune de ces trois peuplades n’a jamais formé nation [ils appartiennent à deux empires et à un État bidon]. Le ton de tes propos [je ne vais pas dire ton ton] suggère que tu es mec en quête de rationalisme [à ne pas confondre avec synthétisme, notion piégée]. Signe de la multiplicité du milieu réviso dont la féminisation est récente, NDLR.)

    Commentaire par Zalmoxis — 2 février 2011 @ 15:58 | Réponse


RSS feed for comments on this post.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :