Alain Guionnet – Journal Revision

20 janvier 2011

BOUARD ET TOURNAY

Contrairement à ce qu’on croyait, Joël Bouard dit Bête Immonde n’est pas au trou, malgré ses insultes des juges de la cour de cassation du 15 décembre 2010 (voyez « Pauvre Bête Immonde ! » paru ce jour-là). Il continue de hanter le palais de justice de Paris. Il est passé à la dix-septième chambrette qui devait prononcer son jugement dans l’affaire Tournay le 18 janvier, Cédric Tournay étant le dirigeant de Dailymotion France accusé d’avoir diffusé des propos de Robert Faurisson (voyez « Terrorisme intellectuel symbolique » et « Dix-septième chambrette » du 17 novembre 2010). Or le jugement est reporté au 11 février, peut-être parce que les juges « ont réalisé qu’ils ont commis trop d’irrégularités » dit Bouard.

Ce retard exceptionnel est lié aux difficultés que pose le jugement au regard du droit français, secondairement du droit international, car le tribunal est invité à condamner le premier amendement de la constitution américaine qui garantit la liberté de presse. D’autant plus que la décision sera tôt ou tard reproduite par Legifrance au nom de la prétendue transparence dont se targue l’État. De toute façon, au moins des extraits du document seront reproduits et commentés par les parties. En clair, le tribunal est invité à condamner les propos prononcés par le professeur à un moment où ils n’étaient pas répréhensibles, avant le vote de la monstrueuse loi du 13 juillet 1990. Il parle certes de « légende des chambres à gaz », mais cette appellation ne saurait être sanctionnée au motif que toute légende contient part de vérité. À savoir la brève mention dans le jugement du tribunal militaire international de ces instruments de mise à mort dont l’existence fut prouvée par la délégation soviétique.

Le report de la décision est peut-être imputable à un supplément d’enquête. À l’audience Pierre Guillaume ne fut pas clair sur la date du tournage, qui peut tout changer. Eut-il lieu avant ou après le 13 juillet 1990 ? Il s’agit là d’une simple hypothèse, au demeurant bancale, car le tribunal ne saurait fonder sa décision que sur les pièces qui figuraient au dossier le 16 novembre 2010 et sur les déclarations faites au prétoire ce jour-là. Il ne peut donc pas ordonner un supplément d’enquête. Mais le problème reste entier, car la dix-septième chambrette ne saurait violer le principe de la non-rétroactivité des lois.

Bonne nouvelle que Bête Immonde continue son travail de sape de l’institution. En revanche il devrait évoquer son affaire du 15 décembre à la cour de cass’. Où en est-elle ? Prelorenzo disait ce jour-là : « Un enfant se brûle les doigts une fois, deux fois, mais pas trois ! » Cela nous parut présage, après les quatre mois de prison purgés par Bouard en 2008-2009 pour avoir prétendument menacé un magistrat. Que Bête Immonde fustige les robes noires ! c’est son rôle. Il pourra ainsi servir de leurre, il accréditera le mythe que la mafia judiciaire n’existe pas. Pas plus que la mafia juive, bien entendu.

Un commentaire »

  1. Coucou.
    Un ptit passage pour vous dire la bonne et notamment heureuse année 2011 !
    Bonne continuation.

    Commentaire par serrurier strasbourg — 23 janvier 2011 @ 14:07 | Réponse


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