Alain Guionnet – Journal Revision

31 août 2010

CONNARDS DE LEGIFRANCE

Les connards de Legifrance, site du gouvernement français, réagissent comme Momo. Guionnet leur dit : « Venez à moi, avec votre régime spécial, on verra qui est le plus fort ! » Comme Momo, les imbéciles tombent dans le piège. Dans sa « version consolidée » du 28 août 2010, Legifrance met en ligne la « version consolidée au 11 août 2010 » du code de procédure pénale. Legifrance revient à la source, à l’arrêté A43 et A43-1 du 16 septembre 1971 sur les « détenus bénéficiant d’un régime spécial », qui confirme son origine : la grève de la faim des maos en taule de la Cause du peuple, dont au moins un était breton. Legifrance le reproduit :

Article A43

La commission consultative du régime spécial institué à l’article D. 490 est composée ainsi qu’il suit :

1° Un conseiller à la cour de cassation, président ;

Un conseiller à ladite cour, président suppléant ;

2° Un membre de l’Institut ;

3° Un membre du Conseil d’État ; un membre dudit conseil, suppléant ;

4° Le bâtonnier de l’Ordre des avocats près la Cour d’appel de Paris ou son représentant ;

5° Le directeur des affaires criminelles et des grâces au ministère de la justice ou son représentant ;

6° Le directeur de l’administration pénitentiaire au ministère de la justice ou son représentant ;

7° Un conseiller référendaire à la Cour de cassation ;

Un conseiller référendaire à ladite cour, suppléant.

Les présidents et membres visés au 1°, 2°, 3° et 7° sont désignés par arrêté du ministère de la justice.

Article A43-1

La commission établit son règlement intérieur.

Elle peut faire appel, à titre de rapporteurs, à des magistrats du ministère de la justice non membres de la commission, lesquels n’ont pas voix délibérative.

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Fermez le rideau ! L’emploi des majuscules et minuscules est incohérent dans le texte, mais le gouvernement français se passe maintenant des services du correcteur, comme la presse en général. Il y a une vingtaine d’années, ils étaient plusieurs à vérifier tout écrit paraissant au Journal officiel. Leur nombre a été réduit depuis. Il subsiste certes des correcteurs au ministère de la Justice, mais ils sont en voie de disparition ou d’extermination, comme on voudra. Rien d’étonnant à cela, car le syndicat des correcteurs est anarchiste (respectueux de l’ordre), tandis que calculateur et américanisation obligent.

Le berger répond à la bergère (Guionnet est féminisé, mais peu importe). Legifrance rappelle les difficultés rencontrées dans l’application du régime spécial, très bien. Legifrance sous-entend que régime spécial ne signifie par isolement, encore mieux. Sauf qu’il faudrait ne pas attendre les calendes grecques pour que la commission statue sur le régime spécial de Reynouard. Accessoirement d’une façon générale, car régime spécial signifie actuellement sous-droico’, or telle n’était pas la volonté présumée du pouvoir exécutif (il s’agit d’un arrêté en 1971, d’un décret en 1998).

La réactivité du ministère est remarquable par rapport à la lenteur des reynouardistes. Legifrance vient à Aigle Noir, Aigle Noir va à Legifrance. Le combat sera sans merci.

FIN AOÛT

Cette fin août est remarquable à double titre. D’abord pour la façon dont le françois a réduit le nom de l’empereur romain Augustus à août, ensuite à cause de l’explosion inattendue du nombre des visites. Le début du mois fut creux, autour de 45 visites par jour, comme prévu, jusqu’au 11 août. Au point que la moyenne quotidienne des visites pour le mois est supérieure à 110. C’est le record depuis un an.

Toutefois le record quotidien, du mercredi 19 mai 2010, n’est pas battu, avec 325 visites dont 144 pour « Bête Immonde ». Il est dû à l’action de la camarilla zététicienne ayant pour têtes Blanrue et Bastardi-Daumont. Paul-Éric Blanrue ne s’offusque pas que le site l’appelle Blanc Bec, il y voit de la « pub’ ». Pas plus que Georges Theil dit Bouteille ; surtout quand on dit qu’il est incassable, il est ravi. En revanche Jean Stévenin semble avoir du mal à digérer son sobriquet Lashoah, mais c’est en jouant avec le feu qu’on fait bouger les choses.

Le juif n’a pas peur d’Aigle Noir, il se dit que c’est moindre mal. Guionnet a suivi le séminaire d’« Études juives » à l’École pratique des hautes études. Esther Benbassa n’était pas tendre avec lui dans ses commentaires, mais la « vieille dame » lui fit cadeau de son dictionnaire du judaïsme en hongrois. Entre les deux s’est déroulée une bataille de Bouvines, comme avec Stormfront.

Signalons le succès remarquable de certains papiers. « Claude Sarraute en chaleur » revient souvent, mais le site ne fait que reproduire un propos de La Savonnette. Citation reprise par Fasc dans sa chanson révisote de juin ; « Fasc éradique » continue aussi d’être consulté. Signes que près de la moitié des lecteurs sont juifs, comme les intervenants dans les forums selon John Smith. « Sultan Stifani » a autant de succès. Normal, Guionnet a enquêté et un frangin lui a répondu « naïvement ». « Article D490 et suivants » battra un record, comme c’est déjà perceptible, car il s’agit d’information, pas de propagande. En revanche Áron Mónus semble passer à la trappe, rien d’étonnant parce qu’il s’agit d’un frère sans tablier et que l’histoire de Hongrie n’intéresse personne, conformément à la volonté du cahal. On assiste également à un retour d’« Archipel des autonomes », signe que des lecteurs s’interrogent sur ce qu’est l’ultragauche.

D’une façon générale le site corrige les fautes de françois et la ponctuation des auteurs des messages. Personne ne s’en est plaint jusqu’à présent. Certaines font apparaître que leurs auteurs sont jeunes, ils ont été formés à l’école de Jack Lang. Il y a du crâneras, du nazebroque et de l’apprenti publiciste parmi eux, mais il apparaît maintenant qu’il y a de plus en plus d’« intellos ».

Retour à la case départ. Pourquoi Fofo est-il figure médiatique ? Parce qu’il aurait servi les intérêts de la cause holocaustique selon Badinter. Pourquoi Guionnet fut-il longtemps « inconnu » ? Parce qu’il dérange toute le monde. Bouteille prétend que, dans la sphère révisote, on l’appelle Le Démolisseur. Mais le démolisseur songe à construire, sinon il ne détruirait pas. Or le moment approche, même fugace, où sa voix sera largement entendue. C’est déjà le cas vu cette statistique. Des gars cherchent Guionnet ou Guillonet, peu importe, ils veulent du Guionnaud, mec qui a juré honneur et fidélité à la cause antijuive. Ils ont raison, mieux vaut l’original que la copie.

SOUTIEN À REYNOUARD

Le soutien à Reynouard s’européanise. Un site hongrois a très vite reproduit le communiqué de Blanc Bec du 6 août (le Magyar ayant tendance à aller plus vite que la musique, comme Revision), mais maintenant les sites espagnols et italiens qui soutiennent Reynouard sont innombrables, chacun y allant de son couplet. Même un boche dit d’ultragauche, le berlinois Sleipnir, est entré dans la danse. Seul le rosbif semble traîner la patte, tandis qu’en Amérique c’est surtout des blogs francophones qui relayent l’information. En France tout le monde s’y met : l’étudiant, l’identitaire, le motard, agoravox, radio Trois-Points, etc. D’où les supputations sur le foyer originel du raz-de-marée antijuif qui s’annonce pour la rentrée. Question sur laquelle Noam Chomsky n’hésite pas : il désigne la France. Avec son « rationalisme géométrique », comme dit Max Nordau, expression que Chomsky n’emploie malheureusement pas en public.

Sans parler du soutien apporté à Reynouard en Pologne, en Australie, etc. Le liste est interminable. Seul le Yad Vashem la tient peut-être à jour, mais cette institution autoritative est débordée. En Hongrie, l’affreux Kuruc vient de rejoindre, le 31 août, les rangs des courroucés. Le site commence par publier une fausse nouvelle : il prétend que le sorcier a 41 ans, alors qu’il en a 42. Il aura fallu longtemps à Kuruc pour qu’il répercute la nouvelle. Il lui en faudra beaucoup plus pour s’apercevoir que l’initiateur au révisionnisme de la dernière guerre de Reynouard n’est autre que Guionnet, ce frangyar, mot incompréhensible pour le Magyar, selon le cahal.

DOUBLE PLONGEON

Au premier trimestre 2009, des commentateurs parlaient de trois scénarios possibles de sortie de récession, sous forme de courbe en U, en V ou en W. Tous craignaient le W sans l’avouer, à quelques exceptions, comme Revision, qui annonçait le W et qui envisageait la dépression, mot que de rares économistes osaient prononcer. À quelques exceptions près, comme le juif de cour Jacques Attali. Or W se vérifie en Amérique, où il est appelé double plongeon (double dip).

Les bourses furent boudées par les investisseurs au mois d’août, toutefois Dow Jones tourne autour de 10 000 points, CAC 40 de 3 500 points, autrement dit la deuxième pente descendante du W est entamée. La croissance du produit intérieur brut américain a été révisée à la baisse au deuxième trimestre, à 1,6 % au lieu de 2,4 % (le marché s’attendait à 1,4 % selon le Démon). Dans the Street du 30 août, Jeff Nielson écrit : « L’économie américaine est beaucoup plus malade que quand Obama monta sur le trône. » Il ajoute : « Des dizaines de millions de propriétaires immobiliers et des dizaines de milliers de professions sont beaucoup plus proches du point de rupture qu’en janvier 2009. »

Face à cette situation, Ben Shalom Bernanke, président de la Réserve fédérale américaine (FED), passa son habituelle pommade dans son discours du 27 août à Jackson Hole (Wyoming). Mais elle n’est pas miraculeuse. Le Démon titre un de ses papiers du 30 août « Le président de la FED se trompe de diagnostic ». Le canard soutient que Bernanke aurait une hantise : la déflation (pourtant la hausse des prix fut de 0,3 % en juillet aux États-Unis). Selon Bernanke, ce serait la déflation qui aurait prolongé la dépression après le krach de 1929. Phénomène auquel fut confronté le Japon dans les années 1990, qui a multiplié des petits plans de relance comparables à des coups d’épée dans l’eau. Résultat, la dette nationale du Japon s’élève à 217 % du produit intérieur brut, tandis qu’actuellement le yen ne cesse de grimper, allez y comprendre quelque chose ! Le Démon tranche : « En revanche, le pays se trouve confronté à un grave problème de déficit public. En résumé, M. Bernanke se tient prêt à administrer des remèdes complètement inadaptés. »

Une des raisons de l’envolée du yen en dépit de l’énorme dette du Japon est la mentalité du banquier. Il est cruel avec le client ayant un petit découvert, mais très poli avec son gros emprunteur. Non seulement le banquier est convaincu qu’il faut avoir tort quand tout le monde a tort, mais il est messianique, comme tout spéculateur. D’où la nouvelle récession, qui sera suivie de dépression. Elle sera imputable au capital financier et à son industrie holocaustique. Voilà ce qu’il s’agit d’anticiper.

30 août 2010

ARTICLE D490 ET SUIVANTS

Les articles D490 et suivants du code de procédure pénale sont réunis dans « Détail d’un code » par Legifrance. Il ne s’agit plus d’un article comme avant, mais de plusieurs décrets du 8 décembre 1998. Il n’est plus question que le détenu soit seul en cellule. En revanche, les trois autres « avantages » du détenu poursuivi ou condamné pour délit de presse demeurent inchangés. Il est séparé des détenus appartenant aux autres catégories « dans toute la mesure du possible » (D493). Cette expression hypocrite signifie en réalité qu’il est placé à l’isolement. Il peut recevoir des visiteurs « tous les jours », « aux heures fixées par le chef d’établissement » (D493). Il a aussi « la faculté » de se réunir avec les autres détenus au régime spécial, « aux heures fixées par le chef d’établissement » (D494).

Plus important peut-être est l’article D491, qui dit que l’admission au régime spécial est indiquée au chef d’établissement par la juridiction de condamnation dans le cas de Reynouard. Mais comment ? De bouche à oreille ? C’est contraire au droit positif romain, qui veut que tout soit écrit. C’était aux juges de la cour d’appel de Colmar de dire, dans leur arrêt, que Reynouard était condamné à un an d’emprisonnement au régime spécial, mais ils ne l’ont pas fait. D’où vice de forme. Ils en auraient eu conscience lors du jugement par défaut de Reynouard, leur décision eût peut-être été différente, car condamner quelqu’un à un an de prison au régime spécial est très singulier.

Le seul nom de régime spécial devrait faire sur les juges l’effet, sinon d’un feu rouge, au moins d’un feu orange. D’aucuns prétendent que Montesquieu se retourne dans sa tombe en voyant Machiavel triompher.

29 août 2010

CE QU’ON VOUS RÉVÈLE

Vincent Reynouard aurait pour avocat, sous toutes réserves (on n’a pas pu le joindre au téléphone), Maître Jean Stévenin, avocat au barreau des Hauts-de-Seine. Stévenin dit Lashoah doit son surnom à sa capacité d’enterrer vivants ses clients. Stévenin fut pendant des années issisois d’adoption, mais il n’est pas indigène. Faute de clients, il est parti dans un cabinet d’avocats place du Marché, à Neuilly-sur-Seine, dans l’ancien fief de Chârkeuz !

« Misère du révisionnisme » titre le numéro 1 de Revision de mars 1989. Depuis, la situation a plutôt empiré. Reynouard défendu par Lashoah ? Impossible d’imaginer pire. Non seulement Reynouard est victime du ministère de la Justice et des aigrefins qui fourmillent dans son cabinet, mais il est proie de son « conseil ». De telle sorte que les chambres à gaz sont ubiques, mais la défense de Reynouard aussi.

CE QUE L’ON VOUS CACHE

Le corps du délit pour lequel Vincent Reynouard est emprisonné dans des conditions abjectes est consultable sur la toile à http://balder.org/judea/pdf/Vincent-Reynouard-Holocauste-Ce-Que-Lon-Vous-Cache.pdf Cette brochure de 16 pages, contenant énormément d’illustrations et peu de texte, se lit à la vitesse de l’éclair. Le lecteur de l’Express et le crâneras peuvent la comprendre. Elle donne un aperçu de plusieurs thèmes développés dans le reportage « Holocauste ». Au point que Reynouard n’en serait pas seulement le commentateur, il aurait largement contribué à son scénario.

Bravo ! car certains passages sont brillants, malgré un début longuet, des lacunes et des imprécisions (ce film en six parties dure 6 heures). « Holocauste » souffre de l’influence faurissonienne, avec son schématisme. Heureusement, Reynouard apporte un plus, car on sent que c’est un ingénieur qui parle, pas un littéraire adepte de Machiavel. Récapitulons, Reynouard est lourdement condamné en France et en Belgique, et ? il récidive en améliorant le contenu de Ce que l’on vous cache ! Sur un stade, il serait acclamé.

Hélas ! le cahal pousse ses ennemis à l’erreur. Prenons une seule phrase de la brochure : « Environ 300 000 juifs et non 6 000 000 auraient pu être exterminés par les Allemands. » Elle est absurde et sème la confusion. D’abord parce que les Allemands ne sont pas seuls responsables de la mortalité juive, puisqu’ils avaient de nombreux alliés qui imitèrent la politique antijuive du Troisième empire. Des juifs hongrois moururent au service du travail, en particulier ceux qui étaient auxiliaires de la deuxième armée hongroise qui fut anéantie sur le front russe. Le mot exterminé est abominable, Reynouard reprend l’appellation du cahal tirée du latin. Or Hitler voulait banir le juif (comme on écrivait en ancien françois), voire le forbanir, d’une partie d’Europe. Ensuite le Parti socialiste national ouvrier germain (ou germanique) n’a jamais représenté qu’une partie des boches (une grosse minorité en 1933). De telle sorte que les Allemands n’ont tué aucun juif. En revanche, le PSNOG mena politique de bannissement du juif, avec casse et dérapages prévisibles en temps de guerre. Tant et si bien qu’on ignorera toujours le nombre de juifs morts en liaison avec les persécutions du régime hitlérien.

En revanche, pour faire payer les États et des sociétés privées, l’industrie financière de l’Holocauste dresse une liste interminable de survivants et d’ayants-droit. C’est à partir de cette liste que le nombre de juifs victimes de la guerre et des persécutions peut être estimé, en soustrayant la mortalité naturelle en temps de paix. On songe par exemples aux deux juifs de plus de 90 ans qui ont cassé leur pipe à Auschwitz. Tant et si bien que l’estimation de Jürgen Graf d’un million de juifs morts pendant la guerre en liaison avec la politique antijuive du Troisième empire est peut-être supérieure à la réalité, mais parler de 300 000 morts n’est pas sérieux. C’est tomber dans le piège de l’ennemi d’opposer à son chiffre grossier de 5 ou 6 millions un nombre baissier bidon.

Enfin, s’il n’y avait que l’histoire de la dernière guerre qu’on nous cachait, ce serait moindre mal, mais c’est toute l’histoire qui est falsifiée.

28 août 2010

ARTICLE DE LOI

Le site aurait dû citer l’article de loi régissant le régime spécial de détention pour délit de presse. Il fut voté dans les années soixante-dix, sans doute pour les maos de la Cause du peuple. Il prévoit que le condamné pour délit de presse doit être séparé des autres catégories de détenus, a droit à une cellule individuelle et a autant de jours de parloir que le prévenu. C’est Michel Lajoye qui l’a indiqué à Guionnet en 1991, quand il était à Bois d’Arcy. Les juristes en ignorent très souvent l’existence. Il devrait se trouver dans le code de procédure pénale. Guionnet a égaré le texte, qui semble difficile à trouver sur la toile. Ceci est appel aux fouines.

Le juge d’application des peines de Grenoble a reconnu il y a deux ans que Georges Theil, condamné à six mois de prison ferme, devait bénéficier du régime spécial pour délit de presse à la demande de son avocat. Ce qui devrait lui éviter la prison. Mais l’idiot n’a pas déposé de requête en annulation de sa condamnation au motif que les juges devaient préciser dans leur arrêt que sa peine d’emprisonnement devait être effectuée au régime spécial. Cet article de loi reste donc en vigueur. À cette occasion, il apparaît que la toile a des trous. Dans un long papier du ministère de la Justice sur les « régimes spéciaux » de presse, l’institution oublie de parler de cet article. Comme si personne n’était jeté en prison pour délit de presse…

27 août 2010

CONTRE REYNOUARD

Avec son ego surdimensionné, Georges Theil dit Bouteille souhaite que le site indique que c’est lui qui lui communique les écrits de Reynouard. Soit, ainsi tout le monde sera informé du mode de fonctionnement des réseaux révisos, pas seulement la DCRI. N’importe comment, ces textes se trouvent partout un peu plus tard, grâce au site notamment, qui a gonflé l’affaire et qui touche un public beaucoup plus large que les cercles révisos ou tradis, que Reynouard a accrochés.

La lettre de Reynouard du 23 août fut connue du site par quatre sources. D’abord via Theil, puis par une alerte Google, ensuite par un lecteur, enfin par un ami alsaco, le tout en quelques heures. L’alsaco, toujours boche, se demande pourquoi Reynouard parle de « mandats-cash » dans sa lettre, expression énigmatique à ses yeux. Voici la réponse de Guionnet : « Merci, j’ai répercuté l’info’. Reynouard aurait parlé de mandat kascher, j’aurais cru comprendre, enfin à peu près. Il veut sans doute parler de mandat postal. Mais l’important, pour lui, est sa foi. Il a peut-être cru aux conneries qu’il racontait le 20 août. En tout cas il tombe de haut. Quand commencera-t-il à comprendre qu’il se trouve à l’isolement ? Je ne sais pas. Quand saisira-t-il que le coup de procédure que je lui conseille est le bon ? Peut-être jamais. Comme Hitler, Reynouard se fie à ses idées, il méprise le renseignement. »

Ajoutons à cela que la femme de Reynouard obéit maintenant aux consignes du haut commandement réviso, qui dit qu’il ne faut surtout pas parler à Guionnet, et le tour est joué. Le haut commandement se réjouit que Reynouard soit en galère. Son martyre sera preuve de l’étendue du complot juif, en passe de conquérir le monde. Plus dure sera sa détention, mieux ce sera pour la cause. Pour la cause du propagandiste antisémitesque, qui se croit plus malin que tout le monde.

Si malin qu’il ignore presque tout de l’histoire. Assis sur son confetti d’histoire, fier de pouvoir prouver que les chambres à gaz ubique d’Auschwitz n’ont pas existé, il en reste là. Tel est son point de départ, tel est son point d’arrivée. Il se croit doubleplus malin.

26 août 2010

SYSTÈME PÉNITENTIAIRE

Le système pénitentiaire français est un des plus durs en Europe, comme l’indique son nom, la taule étant lieu de pénitence. Ce qui n’est pas le cas de très nombreux pays, où on parle de système carcéral ou de détention. Ce que commence à découvrir Vincent Reynouard, à Valenciennes. Dans sa lettre du 20 août, il voulut jouer au plus malin en parlant du personnel « aimable », du temps qu’il va passer, pendant les 23 heures sur 24 où il est en cellule ! à apprendre le boche et à faire des aquarelles. Autrement dit Reynouard est à l’isolement, procédé fallacieux dont use l’administration pour appliquer le régime spécial de détention pour délit de presse.

Au point que la suite était prévisible. Dans sa lettre du 23 août, Reynouard écrit : « j’ai appris avec horreur que je ne pouvais recevoir par courrier ni timbres-poste ni même enveloppes-réponses déjà timbrées : rien ! » Reynouard commence à retomber sur terre. Il constate : « Finalement, alors que je pensais bénéficier d’un meilleur régime ici qu’à Forest, c’est le contraire qui advient : plus de livres, plus de revues, plus de timbres, plus rien ! » Ah ! Reynouard emploie un mot juste, régime, signe qu’il va peut-être se décider à faire le coup de procédure que nous lui conseillons.

Il poursuit : « Quant à un ordinateur en cellule, théoriquement le règlement général des prisons françaises m’y donne droit ; mais ce règlement ne s’applique pas à Valenciennes ! » Au rancart donc les observations sur l’écriture comparée de sa lettre du 20 août et de son prétendu message du 21 août. Ces textes auraient été manuscrits, en supposant qu’il fut l’auteur du deuxième, puis transcrits par deux copistes.

Mais pourquoi diable Reynouard n’entend-il pas les conseils des anciens sages goys qui connaissent la mate ? Parce que Reynouard est pédagogue et qu’il ne veut pas qu’on lui fasse la leçon ? Pourtant il apprend le boche, après que le site eut remarqué l’ignorance du commentateur d’« Holocauste » de cet idiome. Il parle même de régime, signe qu’il apprend le jargon pénitentiaire. Il lui reste à y associer un mot, spécial, au moment où il commence à s’apercevoir qu’il est détenu au régime spécial. Puis à ajouter pour délit de presse, et la boucle sera bouclée !

Le gars détenu au régime spécial en France, comme Guionnet le fut prétendument à Fresnes en 1993, a un statut nettement inférieur à celui du droico’. Seul dans sa cellule, il ne peut pas faire de sport, ni travailler, ni participer à aucune activité collective, car il doit être séparé des autres catégories de détenus. À comparer avec l’administration du régime spécial dans les camps de concentration du Troisième empire. Léon Blum en bénéficia. Pour lui, ce ne fut pas la vie de château, mais il ne se plaignit jamais de son séjour dans une pièce meublée, à Buchenwald, avec une radio ! En réalité, il n’existe qu’un seul régime de détention en France plus ou moins compatible avec le régime spécial, celui de semi-liberté avec cellule individuelle.

Non seulement le système pénitentiaire est dur, mais il est hiérarchisé. Il y a toutes sortes d’établissements, notamment maisons d’arrêt, centres de détention, centres pénitentiaires et centrales. Dans ces lieux d’hébergement, il y a une hiérarchie : Fresnes est la maison d’arrêt la plus vieille et la plus insalubre, suivie de Bois d’Arcy, construite sur d’anciens marécages, enfin vient Nanterre, prison moderne qui fut hélas ! dirigée il y a près de 20 ans par une femme incompétente. Il y a des hôtels, comme on dit des hôtels de police, plus ou moins confortables.

Le système pénitentiaire est très inégalitaire. À cela s’ajoute la hiérarchie entre taulards. Au bas de l’échelle se trouve le pointeur (violeur). Pourchassé par des taulards ayant de hautes valeurs morales, le pointeur ne sort pas de sa cellule. Il ne va ni en promenade ni au sport. Pour passer le temps, il prend des drogues médicamenteuses généreusement dispensées par la direction de la mate, où se trouvent de nombreux malades. Ils prenaient souvent des drogues hallucinogènes à l’extérieur, ils prennent des drogues médicamenteuses à l’intérieur, somnifères, calmants, anxiolytiques. Au-dessus du pointeur se trouve le condamné pour délit de presse révisionniste.

Des taulards juifs complotent contre lui, ils montent surtout la tête de sarrazins dits arabes mais aussi berbères. Ayant toujours refusé l’isolement, Guionnet dut comparaître deux fois en promenade, à Bois d’Arcy en 1991, pendant la guerre à l’Irak, devant le tribunal des taulards (c’est toujours délicat de se trouver seul face à une foule). Guionnet ne se démonta point. Il dit : « Non, je ne suis pas antisémite, mais antijuif ! » Et le bougre rusa. Il sortit quelques plaisanteries antijuives de son cru. Ensuite, dès l’instant où il mit les rieurs de son côté, sa cause était gagnée. Son deuxième procès suivit une émission d’actualité de « La cinq », qui disait : « les révisionnistes sont des racistes ». Quel cadeau ! le taulard étant proie des médias.

Le crâneras et le facho sont aussi menacés, mais moins que le réviso. Ils sont réputés savoir se défendre et ne sont pas intellos. En cela ils se fondent dans la masse. On pourrait poursuivre en parlant du proxo efféminé, de l’escroc poli, qui ne reste jamais longtemps en prison, du braqueur, autrefois françois, maintenant de toutes races, de l’islamiste, du caïd de la vieille école, à présent aussi sarrazin, etc. La faune est diverse et hiérarchisée, mais au bas de l’échelle se trouve le pointeur, puis le réviso.

À cela s’ajoute que Reynouard a voulu jouer au malin avec Grand Frère le 20 août, ce qui ne se fait pas. Pour schématiser, évoquons une source fiable, Eric Blair dit George Orwell. Cet écrivain britannique, en partie de race françoise, était francophone et hispanophone, mais il aimait plus le françois que l’espingouin. Dans son roman de 1948 intitulé 1984 ou Le dernier homme en Europe, il fit œuvre sensationnelle. (Son ouvrage devrait maintenant s’appeler Le dernier homme en Europe, car il est très actuel, alors que 1984 appartient au passé.) Selon lui, dans la société où nous vivons, il y aurait la masse, le prole disait Bernard Shaw, le parti extérieur, enfin le parti intérieur de Big Brother, qui s’appelle aussi Goldstein. Ce qui se traduit dans ces termes : Reynouard est aux mains de Grand Frère par l’intermédiaire du parti extérieur, la Veuve, qui règne sur le système pénitentiaire. Ensuite les choses se compliquent, car on ne sait pas qui forme le parti intérieur. Il y a le cahal, bien sûr, mais aussi des goys. Au point que la seule figure connue du cahal et du parti intérieur est Robert Badinter.

Or Badinter fait semblant d’être juif laïc, ce qui signifie que le cahal est dans le parti intérieur, mais que s’y trouvent aussi des goys pouvant disputer ses décisions. Nous nous arrêtons là, car nous ignorons les événements qui se déroulent dans le parti intérieur. En revanche, le parti extérieur est plus accessible. Ses portes sont entrouvertes au profane, tandis que certaines pratiques de la Veuve irrégulière sont connues, car elle a du mal à tenir sa langue.

En ce qui concerne Reynouard, elles ne font ni une ni deux. Sédévacantiste socialiste national, il décroche le pompon, il est maudit ! En tous cas par les bleus. Et Reynouard veut judacer ? Il court à sa perte. Dans ses propos authentiques, il parle de sa foi et du message qu’il veut transmettre à l’humanité. Quel culot et quelle absurde prétention ! Il se prend pour le chrétien d’un bas-relief roman qui esquisse un sourire face aux lions qui vont le dévorer, quel outrage ! Reynouard doit être cassé, comme beaucoup d’autres le furent avant lui.

Or c’est fausse problématique. Ce n’est pas le courage de Reynouard, son endurance au mal, qu’il s’agit de tester ; c’est sa remise en liberté qu’il faut envisager. Surtout qu’il commet des erreurs dans sa propagande faurissonienne et mieux vaut pour le cahal, comme pour le parti intérieur, pousser leurs ennemis à l’erreur, comme ils savent si bien le faire. Que Reynouard s’accroche à son sédévacantisme ? La belle affaire !

Le parti intérieur a peut-être prévu la suite des événements. En durcissant les conditions de détention de Reynouard il se dit peut-être qu’il employera le coup de procédure conseillé par Revision. Auquel cas Reynouard sera libéré et l’affaire vite oubliée, étant entendu que l’imaginaire collectif commence à être touché (même une partie de la droite libérale se réveille) et que mieux vaut, pour le cahal, ne pas réveiller le souvenir de l’histoire chrétienne de l’Europe, qui va, grosso modo, du dixième au quatorzième siècle. Quand le chrétien souriait au lion, quand il avait la vraie foi, comme dit Reynouard.

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