Alain Guionnet – Journal Revision

3 avril 2010

BILLET D’HUMEUR

En cette shabbat, l’envie nous prend de parler de nos sentiments. Rien d’étonnant en ce jour yin, au nom féminin en hébreu. Surtout après avoir consulté femibook, « premier réseau social exclusivement réservé aux femmes » dont les auteurs ont une dent contre les betaris et les nervis de la Ligue de défense juive. Parmi les nombreuses vidéos disponibles sur femibook se trouve « Un révisionniste lynché », où on voit des extraits tumultueux de l’intervention du réviso Olivier Mathieu à l’émission de Christophe Dechavanne du 6 février 1990. Sur un plateau de télévision où Alain Guionnet avait été interdit d’accès, bien que faisant partie des deux invités de Mathieu. Guionnet était confiné dans une pièce insonorisée, où il se languissait. Jusqu’au moment où il vit arriver Mathieu, excité, et Marc, contusionné. Il fallait quitter les lieux à toute vitesse. Aussitôt dit aussitôt fait, Olivier démarra en trombe et il fut impossible de compter le nombre d’infractions au code de la route qu’il commit à la sortie du studio. Puis Olivier se rassura : « Ça va, nous ne sommes pas filés. » Quel était le but des organisateurs de l’émission et de la police en interdisant d’entrer Guionnet ? Question inédite, cet événement n’ayant jamais été relaté. Le préserver, semble-t-il, car il appartient à une espèce rare. Naïf, il croit grosso modo ce qu’il raconte. Contrairement à Mathieu, il ne disait pas à l’époque « Faurisson a raison ». À une exception près, il a distribué des feuilles de Vieille Taupe où figurait la formule « Faurisson a raison, les chambres à gaz c’est du bidon ! » car le prédicat était selon lui les chambres à gaz c’est du bidon, tandis que Faurisson a raison se trouvait là pour la rime, et que Faurisson a raison sur la question des chambres à gaz homicide. En particulier à l’usine de la mort Auschwitz, comme ont fini par s’en apercevoir les juges de la cour d’appel de Paris.

Mathieu regrette d’avoir dit Faurisson a raison. Erreur de jeunesse, mais cette expression était passible de mort à l’époque, après que Pierre Vidal-Naquet eut pondu son pamphlet Les assassins de la mémoire. En douterait-on ? Il suffira de signaler à ce sujet que Mathieu fut attaqué le 7 février, lendemain de l’émission, à Paris. Le 8 février il fut victime d’une « tentative d’assassinat » à Bruxelles, qui s’acheva sur la Grand Place, après poursuite, quand il sortit de son véhicule « quasiment désintégré ». Seulement ces événements ne font pas l’objet de films accessibles au public, aussi femibook les ignore. Femibook feint aussi ne pas comprendre que l’attaque de la librairie Résistances, à Paris, l’année dernière, est due à la conférence qu’y donna le sabra Shlomo Sand, dont le succès de librairie est initialement dû au Démon diplomatique et à Revision.

Côté yang à présent, sans penser aux culs des femmes que Guionnet contempla pendant une heure ce matin, ou bien en y songeant en mec (maître en argot), quelques mots sur Ernst Zündel et son avocat canadien Douglas Christie. Ernst, qui correspond à Ernest, signifie sérieux en germain, et on sait le culte du boche pour le sérieux, comparable à celui du Français pour la raison, que le Germain francophone hésite parfois à traduire par Vernunft. Or, dans ses affaires, le prénom de Zündel joua le rôle de circonstance aggravante. Idem en ce qui concerne son nom, car zündeln signifie jouer avec le feu. De telle sorte qu’Ernst Zündel était destiné à sa condition de martyr. Même chose pour son avocat Christie : on n’a pas idée de s’appeler ainsi, son nom suscitant l’horreur du nervi juif. En revanche, le François est horrifié par l’abréviation Doug de son prénom. L’obsession onomatopéique de l’amerloque devrait conduire à la disparition de son idiome. Douglas Christie a le mérite d’être clair toutefois, ce qui est rare pour un avocat. Depuis que Revision existe, et peut-être avant, Christie lui envoie sa lettre Friends of freedom (Amis de la liberté), bien que la revue ait rarement répercuté ses dires. Comme si Christie respectait la grenouille, en dépit du caractère dérisoire qui lui est souvent prêté. Dans sa lettre du 26 mars, reçue ce matin, Christie parle de Zündel. Avec sobriété il rappelle sa libération le premier mars de la prison de Mannheim, où il fut interné cinq ans. Puis il relate comment il fut arrêté à son domicile, dans le Tennessee, avant d’être déporté au Canada, où il fut détenu pendant deux ans à l’isolement, dans des conditions abjectes (c’est nous qui le précisons, pas Christie). Puis Zündel fit l’objet d’un jugement secret au Canada auquel ses avocats ne purent pas assister, avant d’être extradé en bochie pour négation de l’holocauste. Il s’avéra ensuite que la législation appliquée par le tribunal était « inconstitutionnelle », autrement dit dénuée de force de loi. Mais la procédure n’en continua pas moins, pour en arriver au total de sept ans de prison infligés à Zündel en toute illégalité. Un des responsables du calvaire de Zündel serait Pierre Blais, avocat général qui sollicita l’extradition du prévenu en bochie. Mais Blais n’est pas grenouille, dont nous défendons la cause, il est transfuge, grenouille défroquée. Amitiés à Zündel donc, dont nous indiquons que la seule manifestation de soutien organisée en sa faveur à Paris, par Revision, fut interdite. Seule celle de Budapest, en Europe, se déroula plus tard décemment.

Le 16 avril aura lieu le procès de monseigneur Richard Williamson en bochie pour négation de l’holocauste. Il compte se rendre dans la fosse aux lions et de la stasiste Angela Merkel (elle aussi aux nom et prénom prédestinés, Merkel signifiant Mère-Doit en franco-magyar). Nous avons deux conseils à lui donner : s’inspirer de l’art roman montrant le sourire du chrétien face au lion s’apprêtant à le dévorer, et laisser tomber l’estimation faurissonienne de la mortalité juive en camp de concentration et assimilé, car il y eut plus de 200 000 à 300 000 juifs morts dans les camps ayant été déportés pour motif racial ou autre. Fofo est en partie responsable du martyre de Zündel, comme il l’est de la tentative de meurtre présumée de Mathieu le 8 février 1990. Sans qu’on puisse l’incriminer, car Robert Faurisson faillit être tué samedi 16 septembre 1989, dans la journée, à Vichy. Le jour est indiqué, car il pourrait contribuer à dresser le profil des trois auteurs de la tentative de meurtre, toujours pas officiellement identifiés. Faurisson est aussi responsable de l’estimation de Dinoscopus, qui repose certes sur une statistique de la Croix-Rouge internationale, mais partielle et n’ayant valeur qu’indicatrice. Cette statistique ne porte que sur un large échantillons de cas examinés conformément à la législation en vigueur après-guerre, le nombre réel de juifs morts en camp de concentration ou assimilé étant plus élevé. Éventuellement Dinoscopus peut citer Revision : 500 000 est vraisemblable. Dans une optique opposée et dans une moindre ampleur, certains décès attestés par la Croix-Rouge internationale n’ont sans doute pas eu lieu pendant la guerre ou dans les semaines qui suivirent, de nombreux rescapés ayant été libérés par les troupes soviétiques sans laisser de traces.

Voilà pour ce billet d’humeur à la fois yin et yang. Les visites du site se chiffrent à 1616 en janvier, 1965 en février, 1549 en mars 2010. La progression n’est pas constante. La revue continuera de paraître, mais quand ? Mystère, en tout cas pas demain. Elle est fruit de recherche. Sans recherche, pas de revue. La qualité est sa force de frappe.

(Curieusement Mathieu est injoignable par courriel. Façon de gagner du temps pour l’ennemi, qui s’inquiète peut-être que la tentative de meurtre dont Mathieu aurait été victime le 8 février 1990 fût rendue publique. Mais il s’agit d’un secret de polichinelle, quelques autres sources étant disponibles. Ce qui conduit à penser que le jugement de Vidal-Naquet serait toujours valable : Mort au faurissonien, procès civils à Guionnet, avec sa langue fourchue ! De la même façon que Voltaire disait « il ne faut pourtant pas brûler le juif », le juif dirait il ne faut pourtant pas brûler Guionnet. C’est possible quand on sait que le juif tortille du cul pour chier droit sans y arriver. À lire, accessoirement, le commentaire de Georges Theil de ce papier, sur l’estimation de la mortalité juive en camp de concentration et assimilé, qu’il envoya par erreur à la fin de l’article suivant, « Antisémite heureux ».)

Laisser un commentaire »

Aucun commentaire pour l’instant.

RSS feed for comments on this post.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :