Alain Guionnet – Journal Revision

27 février 2010

MATTOGNO EXTERMINE WIESEL

Carlo Mattogno extermine Élie Wiesel, quelle joie ! Il le fait conformément à ses principes de militaire romain, avec sa rigueur législative —  le Grec ayant inventé la philosophie, le Romain le droit pas coutumier. Son article en italien du 3 février, pour l’instant inaccessible sur ita.vho.org, est en partie traduit en français. On savait depuis longtemps Wiesel plagiaire, comme Einstein, mais il n’aurait jamais été déporté selon Mattogno, « ni à Birkenau, ni à Auschwitz, ni à Monowitz, ni à Buchenwald » !

Mattogno se fonde sur le témoignage de Miklós (Nicolas) Grüner, qui lui fut déporté. Il communique des informations sur la façon dont Wiesel usurpa l’identité de Lázár Wiesel, détenu à Buchenwald, après Auschwitz. À l’occasion, Mattogno observe que Lázár Wiesel est né en 1913 à Máramarossziget (Île de Maramar, Île de Mare-à-mare dit l’Issisois), grand ville du Pays séqueil en Roumanie. Sur le prénom de son père Szalamo, Mattogno a raison de noter qu’il est identique à Shlomo (Salomon en français), mais il a peut-être tort quand il remarque que sa mère « Serena rappelle phonétiquement Sarah ». Encore que la question soit ardue, car szerény signifie modeste en hongrois, et le prénom de Serena Feig est peut être tiré de szerény (a final n’est pas marque du féminin en hongrois, mais indication d’origine étrangère du nom). Ce à quoi devrait songer tout réviso en pensant à Gitta Szerény, tueuse juive selon Fofo, ce qui n’est pas prouvé. Le nom de cette fille de protestant hongrois, de mère juive, est écrit Sereny, après avoir été anglicisé.

Un mot sur les ficelles de Mattogno. Quand il parle de Birkenau, Auschwitz et Monowitz, il s’agit du même camp ; de transit pour de nombreux juifs déportés de Hongrie en 1944, dont beaucoup furent transférés à Buchenwald, d’où certains furent libérés avant la fin de la guerre. Comme le constate Élie Wiesel, il existe des tonnes de documents sur la dernière guerre mondiale, qui rendent la condition de faussaire difficile. Ce à quoi le boursier répond : il s’agit d’avoir tort quand tout le monde a tort. Telle est la morale dominante.

CACHÉ D’ANCIEN TESTAMENT

Le rabbin Benjamin dit Sébastien Allali est juif portugais. Façon de parler, car il serait d’origine juive arabe, Allali étant abréviation de Ben Allali. Mais il assume des responsabilités « communautaires » à Bordeaux, autrefois capitale juive portugaise. Allali est juif de cour. Il enseigna à l’Institut Rachi et dirigea la Section normale des études juives de l’Alliance israélite universelle, d’où ses propos incisifs sur France 2 dimanche 21 février. Allali traduit tikkun ou tiqqun par réparation, avant d’ajouter que tikkun a pour anagramme tinoq. Or tinoq signifie nouveau-né, d’où la tentation de dire que la réparation ardemment souhaitée par le ticouniste est incarnée par le nouveau-né pendant les sept premiers jours de sa vie, quand il demeure proie des démons.

Allali note aussi qu’Esther signifie caché en hébreu, thème sur lequel il rejoint Dinoscopus (Monseigneur Richard Williamson), qui déclare que l’intérêt de l’Ancien testament se trouve dans ce qu’il « cache ». Dans l’antiquité, Esther n’était pas prénom juif, pas plus que Mardochée, nom ou prénom du précepteur juif de cette prétendue reine de Perse. Esther serait en réalité transcription d’Ishtar, déesse assyro-babylonienne, Mardochée de Mardouk, dieu prépondérant du panthéon assyro-babylonien. Thèse développée dès la première moitié du vingtième siècle, que les gogos de Wikipédia signalent sans s’apercevoir que l’action se fût déroulée à Suse, prétendue capitale du roi des Perses au sixième siècle avant notre ère, jadis capitale de Susiane, au quatrième millénaire avant notre ère ! Voilà ce qui se cache dans Esther. Genèse évoque Our, en Basse-Mésopotamie, ville que quitta Abram, Esther Suse, aussi en Basse-Mésopotamie, mais plus à l’est, au pied des monts Zagros. Pour mémoire, les langues autrefois parlées dans ces deux villes, kiènguigeois et susois (officiellement sumérien et élamite), étaient de même type, tandis que leurs habitants vouaient un respect comparable au roi-prêtre. Barbu, chasseur et combattant, portant tunique blanche, le roi-prêtre avait plus d’allure que Mardouk.

Enfin Allali a tenu à montrer des juifs religieux heureux, en train de festoyer. Façon de dire que le judaïsme ne se résume ni au sionisme ni à la shoah. Il y a lieu de signaler entre autres le goût du juif pour la boisson, comme Allali le rappelle, tout en employant la notion d’extermination dans l’acception latine du mot et en relativisant la vigueur de l’antijudaïsme des anciens Grecs. En quelques minutes, Allali a dit beaucoup de choses ce 21 février. Il aimerait qu’on le qualifiât de juif berbère, mais juif portugais est compromis par rapport à juif arabe. Bref, qui dit tikkun dit tinoq, tandis que l’auteur du livre d’Esther semble souhaiter le surgissement des cavaliers de l’Apocalypse (découverte en grec).

16 février 2010

FOUTUS AMERLOQUES !

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La crainte de Bernard-Henri Lévy se confirme, son esclave amerloque se réveille ! L’augmentation des visites de « Combat déloyal de Taguieff » est due au public anglophone désireux de vérifier ce que raconte le site. La traduction par calculateur a fait d’indéniables progrès, mais comment comprendre ce propos ? « The paper Taguieff does not just drive it decrypts, but it decrypts! task more difficult. » C’est du chinois, même pour un fan de Shakespeare et de Bernard Shaw. Voici le texte original : « Le papier de Taguieff n’exige pas seulement du lecteur qu’il le décrypte, mais qu’il le déchiffre ! » Nuance que le calculateur n’a pas saisie, bien qu’il l’ait rendue par la périphrase « tâche plus difficile ». C’est pourtant simple, on décrypte un écrit en étant assez sûr de sa lecture, alors que son déchiffrement est aléatoire. Dans le premier cas il est question d’antiques écrits égyptiens, dans le second de textes kiènguigeois, mot inconnu du calculateur. Encore cette opposition entre école française d’archéologie et de philologie et école américaine, plus récente, à certains égards superficielle et sacralisant les choses à tout-va.

Mais on ne va pas intenter procès à l’amerloque. On se réjouit en revanche que des textes du site soyent accessibles en engluche, même approximatif, le site pouvant avoir plus d’influence sur l’amerloque que sur le Français efféminé, timide et paresseux. Autrefois le juif était seul maître de l’édition. C’est lui qui décidait quels écrits français pouvaient être traduits et publiés en engluche, ce ne serait plus le cas, très bien ! À cette réserve près que cette traduction est œuvre du moteur de recherche juif Google. Enfin se pose la question de savoir pourquoi l’amerloque est esclave du juif. C’est à lui de répondre, même si nous lui indiquons une piste : Google.

PRESSURAGE JUDICIAIRE

La statistique des visites de « Combat déloyal de Taguieff » est en hausse, tandis que le jugement d’Arte au tribunal de Nanterre approche. Ce n’est pas à l’audience que le plaignant pourra s’exprimer, mais dans les pièces jointes. Le site est renfort dans cette affaire d’État, où Alain Guionnet défend les intérêts de la France en soutenant que Protocole des sages de Sion fut écrit à Paris par un francophone ne travaillant pas pour le renseignement du tsar de toutes les Russies. Le site présente l’avantage de toucher toutes sortes de gens, y compris des juges coincés dans leur vie privée. Au point que fréquentation de la Veuve et lecture de la presse occupent souvent grande partie de leur temps « libre ». D’où la décision de reproduire un document et un extrait des pièces jointes dans le style profane (sans flanquer des Cap’ à toutes les lettres des noms de personnes). Le document est intitulé « Pièces jointes ». Le voici :

Quelques mots sur les trois pièces jointes :

Pièce 1 : Commentaire d’Emmanuel Kreis du Protocole des sages de Sion paru dans son livre Les puissances de l’ombre — Juifs, jésuites, francs-maçons, réactionnaires… la théorie du complot dans les textes (CNRS Éditions, décembre 2009).

Pièce 2 : « Qui a fabriqué le plus célèbre des textes antijuifs ? » par Pierre-André Taguieff, article paru dans Marianne du 19 décembre 2009 au premier janvier 2010.

Pièce 3 : « Combat déloyal de Taguieff », papier mis en ligne par Alain Guionnet le 28 décembre 2009.

Pièce 1 : M. Kreis résume la thèse officielle sur le Protocole, dont il assure ne pas être spécialiste (propos tenu par M. Kreis à M. Guionnet lors de leur conversation de plus de deux heures jeudi 7 janvier 2010 sur l’île de la Cité, à Paris). Ce dont on s’aperçoit au premier coup d’œil, car M. Kreis prétend que l’ouvrage fut « rédigé en France à la fin du XIXème siècle », alors qu’il peut avoir été écrit en 1900. M. Kreis parle ensuite du Time au lieu du Times, avant de reproduire le « troisième protocoles » (sic) dans la plus mauvaise version française : celle de Roger Lambelin (1921). Lambelin traduit goyim par gentils et parle de despotisme au lieu de souveraineté (il va de soi qu’un sage de Sion ne saurait vanter son despotisme, mais sa souveraineté). M. Kreis se plaint du diktat que lui a imposé CNRS Éditions dans l’écriture de son livre de vulgarisation, d’où les nombreuses coquilles qu’il contient. Doctorant, M. Kreis a étudié l’histoire à l’université Paris IV, aussi parle-t-il de vulgarisation pour qualifier sa recension de textes du 18ème siècle à la fin de la deuxième guerre mondiale, conformément au vœu de l’éditeur.

Pièce 2 : M. Pierre-André Taguieff n’a jamais étudié l’histoire mais philosophie et linguistique à l’université de Nanterre, aussi est-il convaincu de ne pas faire œuvre de vulgarisation. Car il y a fossé entre historien et philosophe, ce dernier versant dans littérature et psychologie. Il se fie à ses impressions, ses émotions, ses convictions, sans trop se soucier de matérialité des faits. D’où les nombreuses contradictions de son papier dans Marianne et sa vision alambiquée des choses. On en retient cependant que la piste Okhrana (service secret du tsar de Russie) est douteuse, voire infirmée. Ensuite M. Taguieff soutient que « la piste parisienne » serait fausse. Au conditionnel ! M. Taguieff n’osant rien affirmer.

Pièce 3 : Ce papier du site guionnet.wordpress.com fut écrit juste après lecture de l’article de M. Taguieff. Son style est adapté au support. Condensé, il mélange les thèmes tout en s’inspirant du feuilleton, car il y a un avant comme il y aura un après affaire Protocole. Elle est occasion de parler tantôt du Livre du Kahal de Jacob Brafman, tantôt de Gougenot des Mousseaux, tantôt de Saint-Yves d’Alveydre, tantôt de Copin-Albancelli. En sachant qu’elle ne passionne pas la foule, avide d’immédiateté. Claude Sarraute et Bernard-Henri Lévy, mais aussi Paul-Éric Blanrue, Dieudonné ou Maître John Bastardi-Daumont ont plus de succès. Au point que c’est gageure d’écrire site populaire sans céder à vulgarisation.

Fin du récapitulatif, auquel s’ajoutent les considérations au fond du plaignant, dont voici extrait compréhensible sans lire les centaines de pages du dossier :

Guionnet avait fixé la règle, conformément aux us et coutumes en matière de presse, que Doc en Stock a transgressée. D’où son système de défense négationniste : « Nulle condamnation pour atteinte du droit à l’image ne saurait être prononcée », d’autant plus que M. Guionnet aurait « spécialement confectionné » son image avec sa « liquette » bariolée. Mais cela avait été le cas précédemment, quand M. Serge Moati vint au domicile de Guionnet pour tourner son documentaire « La haine antisémite ». Conscient de son rôle, Guionnet portait ce jour-là chemise noire. Ce qui plut à M. Moati, ainsi que sa formule : « les juifs me bouffent mon air ! » Au moins celle-ci ne fut pas tronquée.

Il eût été beaucoup plus simple de respecter les clauses du contrat en parlant d’éditeur radical plutôt que d’extrême-droite, en ajoutant que les différentes éditions du Protocole des sages de Sion sont authentiques parce que datables et localisables selon M. Guionnet. L’impact fût le même. Le public aurait retenu : M. Guionnet dit le Prototole authentique, mais sa réputation ne fût pas ternie. Quant à la casquette d’extrême-droite qui lui est prêtée, elle fait mourir de rire des gens connaissant M. Guionnet, outre qu’elle les confirme dans l’idée qu’Arte est chaîne de propagande sioniste. C’est ainsi qu’Arte et Doc en Stock alimentent les thèses conspirationnistes qu’elles prétendent dénoncer. La rédaction du Temps d’autrefois, dont le Démon est pâle copie, aurait vu là graves fautes professionnelles.

Et voilà comment David combat Goliath ! Pardon pour cette image vétérotestamentaire, mais aucune autre ne nous vient à l’esprit. Hormis celle de Lilliput et Gulliver, mais les légendes des îles britanniques nous sont étrangères. Au demeurant Swift parle des Lilliputiens, pas d’un être unique. Il y a bien la cigale et la fourmi de La Fontaine, mais un aigle, fût-il aiglon, se met plus facilement dans la peau d’une cigale que dans celle d’une fourmi.

15 février 2010

LÉVY À LA TRAPPE

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Tout le monde se dirige vers l’Orient éternel. Comme Bernard-Henri Lévy, ce Madoff philosophe. Nouvel observateur et Démon, à moindre degré, se déchaînent contre lui. Soit, mais un Lévy peut en cacher un autre, tandis que l’affaire Botul est secondaire. Au moins Lévy, bourgeois jew-porkais plus que français, est connu. Il miaule « shoah » et ne jure que par les « States » quand ils servent ses intérêts. Là est d’ailleurs la question que pose Lévy, dont personne ne parle : l’amerloque, présumé esclave, sera-t-il toujours assujetti ? Le bonhomme appartient au dernier empire occidental dont les jours sont comptés, non pas tant à cause du chinetoque, menace huluberlue, qu’à cause du juif qui prospère sous les empires en cirant leurs bottes avant de les renverser. Et l’histoire se répète : Lévy fait l’apologie de l’Amérique pour mieux la liquider. Et la réaction fut même partout dans le monde. Au dernier moment, souvent trop tard, la masse se révolte, elle envoie chier le liquidateur juif sans le massacrer. Encore que cette idée, à force répétitions, finisse par venir à l’esprit du bétail goy. Question que Lévy a posée samedi soir dont personne ne parle, sauf Revision, qui répond : si vous voulez qu’il en soit ainsi, vos désirs sont des ordres.

14 février 2010

ANTISÉMITES PAS COUCHÉS

Dans la nuit du samedi 13 au dimanche 14 février des antisémites furent ravis de regarder « On n’est pas couché » sur France 2. Le festival commença avec l’accusation de Bernard-Henri Lévy par Éric Naulleau et Éric Zemmour. Le philosophe dit en substance : « Je suis juif, je suis juif, je suis un génie », après avoir miaulé pendant trente ans « shoah, shoah, shoah ». Lévy craint que le chrétien sioniste, fidèle à Israël depuis la création de l’État juif, se transforme en dönme, là est l’essentiel de ses propos. Initialement dönme signifie en turc retourné, traître par extension. Zemmour partage apparemment son inquiétude, compréhensible au regard de l’évolution des mentalités en Amérique, mais tous deux ne s’accordent pas sur le remède à apporter. Selon Zemmour, juif berbère à son dire, Lévy est comparable à Tarék Ramadan : il ne respecte pas la loi laïque car il se réfère simultanément au « droit civil » de sa superstition quand il se proclame juif « affirmatif ». Demi-point pour Zemmour, car les droits juif et musulman sont à la fois civils et pénals (voyez charia et cahal [mot francisé comme goy]).

Zemmour ne dit bien sûr pas ces superstitions fondées sur le sacrifice humain. Il concède en outre au cahal « trois millions de juifs polonais massacrés » pendant la guerre, qui n’existent pas, mais ses prises de position suffisent à faire esclandre. À l’entendre, Lévy n’aurait fait que se répéter sa vie durant, à ceci près qu’il verserait toujours plus dans le sectarisme. Ce à quoi Lévy répond en soulignant les lacunes de l’assimilationnisme que Zemmour défend à demi-mots. Thème que Zemmour ne développe pas, car le sachant susceptible de provoquer un débat interminable passant au-dessus de la tête du goy.

Puis le goy Yann Moix décrocha la timbale, avec son philosémitisme ! Un propos de Zemmour retient l’attention de Vingt minutes : « J’ai jamais entendu, j’ai jamais entendu une phrase si antisémite, mais depuis 50 ans !  » Après que Moix eut dit : « Le métier du juif est d’être perpétuellement accusé. » Commme si condition juive était métier. D’où la vive réaction du « berbère ». « C’est très grave », dit laconiquement Moix, avant de rétorquer un peu plus tard : « Il est dommage que tu fasses partie, toi aussi, d’une forme d’antisémitisme réel, malgré tout. » Entretemps Arno Klarsfeld critiqua l’« extrémisme » polanskiste de Moix, tandis que Zemmour stipendia « les défenseurs, comme toi [Moix], comme Frédéric Mitterrand, comme Bernard-Henri Lévy » (dont tous ne sont pas forcément sodomites), « amis » (ou ennemis) de Polanski. « C’est ma soirée juive », commenta enfin Zemmour.

Le fleuron fut trouvé avec la notion de philosémitisme. Zemmour dit : « Je pense que le philosémitisme exagéré, excessif, est plus dangereux que l’antisémite ». Mais l’antisémite est un branleur, comme on l’a vu depuis cent trente ans ! Ce à quoi Moix répond : « Le philosémite est un antisémite qu’aiment les juifs. » Propos ambigu, y compris sur l’enregistrement, car il n’est pas exclu que Moix parlât d’un antisémite qui aime les juifs. Mais c’est infirmé par la suite, quand Moix dit sa haine du juif. Il reconnut : « Moi j’ai été baptisé, et je suis officiellement chrétien catholique », puis il vanta Albert Caraco, « publié à L’Âge d’Homme », dont le berbère salua le talent.

Vient enfin la rançon de la toile. Lévy est subjugué par elle, au point qu’il se prend les pieds dedans avec l’affaire Botul (voy. l’Express). Pendant ce temps, Revision déclare Faurisson et Dieudonné antisémites stupides. Du coup, antisémite devient à la mode, Zemmour et Moix s’accusant mutuellement de ce crime de la pensée, tandis que Zemmour dénonce les positions de Lévy qui provoqueraient l’antisémitisme ! Idem en ce qui concerne stupide, maintenant presque compliment. Ainsi Zemmour se qualifie de « petit cochon stupide ». Ou « frustre », précise-t-il, expression employée à Sciences Po’.

(Des problèmes techniques ont perturbé la saisie du papier. Au point que sa première version était lamentable.)

11 février 2010

NETTOYEUR SHLOMO SAND

« Négationniste Shlomo Sand » fut titre prévu, mais Sand a si souvent été traité de négationniste dans la presse juive que ce mot parut banal. Nettoyeur est mieux, dans le sens semi-argotique de tueur, étant entendu que négationniste est tiré de négateur, quasi-synonyme de nettoyeur. Ce qui renvoie au prétendu pamphlet de Pierre Vidal-Naquet Les assassins de la mémoire, paru dans les années quatre-vingts. Prétendu pamphlet, car ce livre n’est pas ironique mais sarcastique. En traitant Robert Faurisson d’assassin, Vidal-Naquet cherchait à le faire tuer, plan qui échoua de peu en septembre 1989. Voilà comment s’articulait le judaïsme selon Vidal-Naquet : au nom du sentiment (la mémoire), il s’agit de tuer.

Sand est connu depuis 2009 pour son superbe révisionnisme. Les juifs, dit-il, dans leur écrasante majorité, ne descendent pas des antiques habitants de Judée, mot qu’il a du mal à prononcer en dépit de sa bonne connaissance du français. Forcément, il pense à l’anglais Judaea et à l’hébreu youdi, dont le i est locatif, comme en magyar et en français, avec ici, voire avec y. Youdi signifie youdois, pas youde, n’en déplaise aux gauchistes juifs ayant tenté de promouvoir ce barbarisme ; auquel l’ancien François préférait Iuif, Vidocq guinal, le site juif, youtre, youtron, cela dépend, mais surtout pas youde ! Cela dit, la thèse de Sand n’est pas vérité révélée, car connue depuis longtemps. Son originalité tient en son courage, son sens de l’humour et sa naïveté. Sand prétend le juif humain, ce que relaye Pierre Assouline dans le Démon de ce jour, in « Comment le livre de Shlomo Sand fut accueilli ». Assouline soutient qu’un lecteur de Sand lui aurait écrit : « votre livre m’a libéré : je me croyais juif, en fait je suis normal ». Humour juif, comme celui du nettoyeur Sand quand il déclare : « Je me sens plus en sécurité en Israël, où on ne touche pas un soldat qui a fait deux guerres, qu’en France, où les juifs sont plus excités. » Avant d’ajouter qu’il projette d’écrire un roman contant le meurtre d’un historien à l’université de Tel-Aviv. Roman « inspiré d’une histoire vraie », ajoute Assouline en sa qualité de juif excessif, comme les « investisseurs » en Bourse. Ainsi Sand envisage de se faire nettoyer, mais il n’en a pas envie. Il se montre en cela humain. On ne saurait exclure qu’il soit prépucé.

10 février 2010

BLANRUE, FAURISSON, BASTARDI-DAUMONT

Le site de Blanrue (Sarkozy, Israël et les juifs) publie un entretien du 9 février avec Maître John Bastardi-Daumont, né en 1979, année d’éclatement de l’affaire Faurisson. L’avocat cite cet extrait de l’arrêt du 26 avril 1983 de la cour d’appel de Paris condamnant Faurisson : « Les accusations de légèreté formulées contre M. Faurisson manquent de pertinence et ne sont pas suffisamment établies ; il n’est pas davantage permis d’affirmer qu’il a écarté les témoignages par légèreté ou négligence, ou délibérément choisi de les ignorer ; en outre personne ne peut en l’état le convaincre de mensonge lorsqu’il énumère les multiples documents qu’il affirme avoir étudiés et les organismes auprès desquels il aurait enquêté depuis plus de quatorze ans ; la valeur des conclusions défendues par M. Faurisson relève donc de la seule appréciation des experts, des historiens et du public. » Propos fantastiques selon Fofo, même si l’expression personne ne peut le convaincre de mensonge signifie qu’il est têtu et ne démord pas de ses idées, fussent-elles erronées. Quant à ses études « depuis plus de quatorze ans », elles n’étaient pas à plein temps. Cet arrêt contribua à inciter une jeune tête brune (surtout pas « noire ») à se lancer dans le combat révisionniste en 1986, « unanimement », disait-on, jugé perdant. L’arrêt a aussi indiqué la voie à suivre à Fofo en soulignant que ses conclusions sont appréciables « des experts, des historiens et du public », d’où l’idée de Fofo de faire expertiser l’instrument du crime : la chambre à gaz ! De telle sorte que son initiative « géniale » fut conseillée par ses juges.

Au sujet de l’industrie holocaustique, signalons que cet arrêt fut rendu après les massacres israéliens d’ottomans à Sabra et Chatila. Non par des miliciens chrétiens, comme prétend la presse, mais par des mercenaires goys d’Israël, dont un Français précédemment « plongeur » dans ce foutu pays. C’est à la maison d’arrêt de Nanterre en 1993 que Guionnet le rencontra. C’est le gars qui parle : la moitié des tueurs d’Israël ne furent pas payés, car ils périrent. Le gars, converti en France au braquage ou à l’escroquerie, on ne sait, prétendait à l’occasion envoyer chier le youtron en hébreu près du drugstore des Champs-Élysées, ouï-dire de mate.

9 février 2010

ÉCHANGES ÉPISTOLAIRES

Quand on s’emmerde en France on part à l’étranger. Ce qui est possible grâce à la toile, sans se déplacer. D’où la correspondance de ces derniers jours entre John de Nugent, pittsbourgeois, et Alain Guionnet, issisois. En voici des extraits. 8 février 0h18, Nugent écrit : « Merci, camarade, j’ai fait les deux corrections proposées. Mais qui diable est un Issisois ? Je vous prie de regarder de près mon blog pour m’aider à améliorer mon français — que les Nugents ne parlent plus en tant que native speakers depuis 1066. » (John, originaire de Nogent-le-Rotrou, se proclame descendant de Guillaume le Conquérant, comme Michèle Labele.) Réponse d’Alain Guionnet, du 7 février, 20h11, date française : « L’Issisois est habitant d’Issy-les-Moulineaux (Issy-les-Moules comme on dit), appelé isséen depuis moins de trente ans. Héritier de l’ancien françois, il parle du Pittsbourgeois, par exemple, du New-Yorkois, ou bien du Jew-Porkais. Il devrait dire néo-amstellodamois au regard de l’histoire, mais cela complique les choses — bien que New-York s’appelât autrefois New-Amsterdam. Gardez votre version originale, s’il vous plaît. Certaines de vos remarques peuvent surprendre, mais c’est tant mieux, car votre usage de la langue française est juste et parfait. On comprend que The Semit est idée aperçue par Goebbels, sinon vous n’eussiez pas employé le féminin. J’emploie le subjonctif plus-que-parfait, que quasiment personne n’utilise dans ce contexte, car je parle comme autrefois et veux être maître du verbe. Voyez je soye, j’employe, ou encore hui plutôt qu’aujourd’hui, horrible pléonasme ! Car la langue est vivante, contrairement à ce que prétendent les partisans du despotisme oriental. Elle est nôtre, organe de notre corps et de notre esprit. Je vous prie de rester tel que vous êtes. Archisupôt du royaume d’Argot, je ne saurais faire la leçon qu’à des argotiers, pas à vous. Je pourrais en revanche vous faire des suggestions conformes aux intérêts du royaume (dont le nom est tiré d’Argos), mais je n’ai nulle intention de vous corriger. »

Le 8 février, à 4h28, Nugent s’insurge : « J’aime bien le vieux français mais pas dans l’accent d’antan, qu’on entend chez les Québécois… Hideux ! Mes amis de Montréal parlent toujours français ou ce qu’ils appellent avec humour “le radio-canadien”. » Remarque ayant entraîné la réponse, allant de soi : « Le vieux français n’existe pas, il n’y a que l’ancien françois. Il ressemble un peu à celui des dix-septième et dix-huitième siècles en France, quand on distinguait les sons an et en. C’est d’ailleurs parce que je vous croyais québécois que je pensais que le mot engluche vous plût. Et puis, je ne représente qu’une partie des argotiers, toujours sujets du Grand Coër. J’adopte en réalité des expressions d’ancien françois, comme hui, ou de moyen françois, comme remembrer ou réduire en mémoire. Je verse même dans le latin quand je parle d’extermination, qui signifie bouter hors des frontières (terminus). »

Réponse de Nugent : « Ex-terminare veut dire bouter dehors ! hors des termini du pays. Comme le fameux verbe allemand utilisé par Dodolphe dans sa fameuse menace envers les juifs de mars 1939 (il promit de les ausrotten [ou bien de les « dé/hors-racin-er »] s’ils réussissaient à déclencher une nouvelle guerre pan-européenne. Merci de cette info ! » Réponse du guide de Revision à un courrier suivant de Nugent, sur la question de savoir pourquoi il voit en l’Holocauste, ou shoah, une religion : « J’attire votre attention sur la notion de religion de la shoah, ou de l’Holocauste, que brandit Faurisson. Elle est contestée au motif qu’il s’agit d’une industrie politique et financière soumise, en tant que telle, aux fluctuations du marché. Cette notion est développée par Norman Finkelstein sous l’angle financier, mais elle peut l’être aux niveaux judiciaire, politique et historiographique, car c’est la structure du canular (hoax dit Arthur Butz), ou bien sa confection (dont forgery est une traduction), qu’il s’agit de mettre au jour. Ainsi le montage fut long et fastidieux. Les procès d’après-guerre en sont la première étape, mais il fallut attendre les années soixante pour que la cote de l’industrie holocaustique prît son envol, avant d’atteindre un sommet dans les années quatre-vingts. Au plan judiciaire le sommet fut atteint dans les années quatre-vingt-dix, quand l’historiographie holocaustique commençait à refluer. Raul Hilberg reconnaissait alors avoir été trompé par de faux témoignages, Finkelstein publiait son livre remarquable, tandis qu’Arno Mayer, dont l’ouvrage parut en 1990 en France (en 1988 à New-York), relativisait la notion de solution finale. Mayer décrit Auschwitz comme complexe militaro-industriel, il qualifie la politique hitlérienne de croisade, il n’a pas tort. Enfin les années 2000 sont celles du déclin de l’historiographie holocaustique, ravalée au rang du roman (avec Imre Kertész, Jonathan Littel, etc.). Tous ces auteurs, à l’exception de Butz, sont bien sûr juifs. Enfin ce repli commence à apparaître au plan médiatique ; avec le magazine Tikkun en Amérique, qui a favorisé l’élection d’Obama, étant entendu que de nombreux juifs abandonnent le terrain historiographique pour lui préférer le mysticisme, tentant quand le cahal est menacé. Certains d’entre eux, comme Mathieu Kassovitz, en arrivent à se demander si Israël n’a pas supervisé les attentats du 11 septembre 2001. Signes qu’on approche du creux de la vague. Voilà pourquoi je préfère parler d’industrie plutôt que de religion holocaustique. Pareille sacralisation, de nature ahistorique, étant selon moi injustifiée. »

7 février 2010

KONK PAS QUICONQUE

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L’entretien de Konk avec Thierry Ardisson, en ligne sur Youtube sous le titre « Faurisson soutenu par Konk », est à voir. Né en 1944, ayant tête d’aryen blond aux yeux bleus, « fils » de l’Assistance publique, Konk est magnifique. Outre son expérience de dirigeant d’une coopérative ouvrière de 1973 à 1975 en sa qualité de sympathisant d’ultragauche, Konk raconte sa vie de dessinateur au Démon, au Matin (qu’on n’ose appeler Mat en Un), à l’Événement du youdi, etc. Un régal. Ardisson paraît décontracté, la conversation semble prometteuse de lendemains qui chantent. (C’est du Rapport Rudolf dont Konk parle à un moment.)

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