Alain Guionnet – Journal Revision

30 janvier 2010

GUERRE À MAIN D’OR

Un journaliste hongrois commente : « La guerre fut rude dans l’après-midi du samedi 30 janvier à Main d’Or, entre révisionnistes naturellement. » Pierre Guillaume dit Vieille Taupe avait annoncé son intention de venir voir le film sur Noam Chomsky au sujet duquel il avait des choses à dire. Mais la projection fut interminable et il n’y eut point de Vieille Taupe à la fin. En revanche il y eut Robert Faurisson et Aigle Noir. Fofo eut la vedette en sa qualité de maître consacré par Dieudonné, tandis qu’Aigle Noir fut exterminé par une mégère soi-disant journaliste. Pourtant Alain Guionnet n’avait dit que quelques mots au sujet de l’antisémitisme qu’il prête à Faurisson et à Dieudo’, il commençait à peine à vanter les vertus de l’antijudaïsme quand il fut coupé (« circoncis » dit le catho’). C’est à peine s’il eut le temps de dire qu’il s’agit d’augmenter la négation des chambres à gaz, dont tout le monde sait qu’elles n’ont pas existé, des attentats du 11 septembre 2001, pour en arriver à la célèbre équation de Poincaré. D’où il ressort que le vieux réviso obnubilé par la chambre à gaz est hors-jeu. D’où il ressort que le déjà vieux Dieudonné, « antisémite » comme Fofo, est out.

Pardon pour ce barbarisme, comme pour celui qui suit, mais Faurisson accusa à la fin Guionnet d’être « révisionniste Kronenbourg ». Avant d’hésiter : « ou whisky ? » Pas de problème, ces boissons étant celtiques. Guionnet répondit, après une seconde de réflexion : « Bullshit! » Bullshit signifie originellement merde de taureau, foutaise communément. Le Scottish Fofo se tut, ce mot lui cloua le bec. Il paya en revanche le coup à la huitaine de spectateurs, dont un prétendu juif vraisemblablement agent de la DCRI, qui lui avait posé peu de temps avant question embarrassante : « Pourquoi, ayant lu vos écrits depuis 1985, n’avez-vous pas dit que la déportation des juifs était criminelle ? » Question sur laquelle Fofo s’embrouilla. En revanche, il ne l’aurait pas posée à « Monsieur Alain Guionnet » (c’est lui qui parle), car la réponse va de soi : déportation ou extermination du juif ne pose pas de problème moral, seules comptent les conditions d’application.

Récit d’une après-midi orchestrée par le renseignement français. Devant un public quasiment inexistant, il s’agissait de mettre en scène un débat bidon. Avec une mégère « journaliste » se plaignant des tourments qu’elle aurait subis à cause de son soutien à la cause ottomane (« palestinienne »), qui ne trouve rien à redire quand on observe qu’elle n’a pas maigri. Avec un Panet, au chapeau à peine pointu, qui ose soutenir que le délit d’incitation à la haine raciale existe en droit français ! Avec un Fofo fidèle à lui-même, lettriste désireux de tenir le crachoir, persuadé que plus il parle, plus il convainc. Avec ces gens-là l’antisionisme peut certes prospérer, mais pas l’antijudaïsme « ticouniste » (pardon pour ce mot barbare, trop long à expliquer).

Le ticounisme aurait dû jouer un rôle central dans le film, car c’est en son nom que parle Chomsky, mais cette notion passe loin au-dessus de la tête noire. D’ailleurs les amis de Dieudonné n’ont qu’un objectif : toucher la masse. Du coup ils se confortent dans leur ignorance et se croient malins avec leur antisionisme de pacotille. Ils observent en outre la règle générale : au nom de la liberté d’expression, ils interdisent le contredit. Idem en ce qui concerne le déroulement de leur prétendue réunion publique : les gens qui y parlent le plus ont le moins de choses à dire. Comme Fofo, qui s’évertua à démontrer qu’il avait gagné en réalité le procès en diffamation qu’il intenta à Robert Badinter en 2007, alors qu’il le perdit de façon cuisante. D’où le jugement porté par Guionnet en sortant du théâtre : « Faurisson est une calamité pour le révisionnisme. »

AFFAIRES GAULLISTES

On croyait le gaullisme disparu avec la mort du général De Gaulle, dont la vie fut brisée à cause de son hostilité à Israël. Hé bien non ! car deux affaires gaullistes sont réapparues vendredi 29 janvier : Clearstream et Pierre Goldman, assassiné en 1979 à Paris par Honneur de la police.

Homme efféminé, timide et paresseux, Dominique de Villepin se plaint à juste titre que le Sultan veuille le pendre à un croc de boucher. Il a aussi raison quand il appelle Sous-Marin le procureur de Paris Jean-Claude Marin. Mais l’appel interjeté par le proc’ dans son affaire est second, consécutif à ceux de Jean-Louis Gergorin et du néojuif Imad Lahoud, il semble s’inscrire dans la routine judiciaire. Encore que le Sultan a pu vouloir faire d’une pierre deux coups. Il aura souhaité se conformer à l’usage judiciaire tout en suspendant une nouvelle épée de Damoclès sur la tête de Villepin. De telle sorte que l’affaire focalisera l’attention pendant plus d’un an, ce qui permettra pendant ce temps d’engager la France dans des choix politiques autrement plus conséquents et discutables. Quant à Villepin, comme il dit lui-même, il courra, lira, écrira. Il sera rendu inoffensif. Sur Canal +, Villepin dit certes et répéta qu’il est « gaulliste », mais sa remarque passa « inaperçue » des éditorialistes de la grand presse.

Le documentaire de « Spécial investigation » projeté le soir même sur Canal + lève des zones d’ombre sur l’assassinat de Pierre Goldman le 20 septembre 1979 dans le quartier de Tolbiac. Sujet à moitié tabou pour Revision, qui se doutait de la personnalité des meurtriers et du rôle joué par la raison d’État dans cette affaire, mais qui ne voulait pas s’en mêler. Pierre Goldman est né en France en 1944, fils de juifs « communistes » étrangers n’ayant pas été déportés pour motif racial. Contestataire au lycée d’Étampes longtemps avant mai 68, Goldman s’engagea dans les Jeunesses universitaires communistes en 1963, alors foyer du gauchisme et surtout du trotskisme. En 1968, il prit part à la guérilla au Venezuela, juste après la mort de Che Guevara. De retour en France, il se convertit au braquage, à l’instar d’anciens militants de l’OAS. Puis, accusé par un indic’ de l’assassinat de deux pharmaciennes et d’avoir tiré sur un flic, qu’il aurait blessé, il est condamné à perpétuité pour ce braquage dont il n’avoua jamais avoir été l’auteur. En prison, Goldman écrit Journal obscur d’un Juif polonais né en France (1975), livre ralliant à sa cause maints gauchistes décadents, la juive Simone Signoret et l’inénarrable « philosémite » Jean-Paul Sartre en tête. En même temps que des « intellectuels » juifs de droite, le judaïsme étant à géométrie politique variable. Du coup, Goldman obtient cassation de son jugement, privilège impensable pour un goy dans ces conditions, avant d’être acquitté lors du procès en révision. Aussitôt, ayant purgé sept ans de prison, peine couvrant ses autres braquages, il est libéré et engagé à Libération, outre aux Temps modernes dont les caisses sont vides. À Libé’ il fait mine de travailler comme journaliste, avant de jouer de la salsa le soir dans des bars latino-américains. Survient alors la révélation capitale du reportage de Michel Despratx : Goldman noue des liens avec l’ETA, à qui il projette de livrer des armes, des kalatchnikofs en particulier. Raison pour laquelle il sera tué.

Ainsi Goldman n’aurait pas été assassiné pour l’usage qu’il a fait de sa judaïté, sur la base de son faux témoignage lui ayant permis d’être innocenté, mais pour son projet de livraison d’armes à l’ETA. Honneur de la police ne se serait pas vengé, mais aurait fait opération prophylactique à ses yeux, sur ordre de Pierre Debizet, patron du Service d’action civique. Aussi comprend-on mieux pourquoi Robert Pandraud, directeur de la police, et Christian Bonnet, ministre de l’Intérieur, témoignent dans le documentaire. Despratx, « initiateur » de l’enquête, confie au Figaro : « Ce fut pour moi une grosse surprise. Je m’attendais à ce qu’ils me disent que j’affabulais, mais pas du tout, ils ont reconnu que cette thèse était tout à fait plausible. » Les réponses de l’un et de l’autre sont laconiques, mais Pandraud avoue qu’il a peut-être commandité l’assassinat de Goldman. Il prétend en effet qu’il eût suffi de balancer au renseignement espagnol que Goldman s’apprêtait à livrer des armes à l’ETA pour qu’il avalât son bulletin de naissance. Mais c’est faux d’un point de vue gaulliste, car c’était à la France de faire le ménage chez elle, d’éliminer Goldman. À cette époque, rappelons que Serge de Beketch était responsable de Minute, périodique longtemps à capital juif, après qu’il fut initié à la Grande loge de France. Il commençait sans doute à recruter des jeunes pour les GAL (Groupes antiterroristes de libération).

Tant et si bien qu’on ne sait pas qui est à l’origine du documentaire de Canal +, auquel différentes autorités ont collaboré, mais il est remarquable. Il remet sur le devant de la scène le gaullisme, mouvement populaire, völkisch en germain. Phénomène compréhensible en temps de crise, où le regard se tourne plus volontiers sur le passé que sur le présent.

28 janvier 2010

PAYS MAGYAR

Les chroniques de la Vieille Europe sur radio Courtoisie citent un papier de Drieu La Rochelle paru en 1934. Il prétend que le Magyar n’a pas de parent en Europe, ce qui est faux, car c’est le pape français Sylvestre II qui couronna Étienne roi de Hongrie en l’an mil. Des religieux francophones s’installèrent alors en Hongrie et c’est à eux qu’on doit quelques-uns des plus anciens écrits hongrois, à Tihány en particulier, près du lac Palatin. Au Moyen-Âge, jusqu’à l’invasion tatare (ou tartare), les « François », y compris wallons, formaient plus de 10 % de la population du bassin des Carpates. Tradition renouée beaucoup plus tard avec l’émigration en Hongrie de nombreux Lorrains. Drieu La Rochelle omet aussi de parler du règne des ducs d’Anjou, ou encore de la croix de Lorraine dite double croix en hongrois. Stéphane Acquaviva, enseignant de français à Budapest, complète cet aperçu en prétendant que « la Hongrie jouissait d’une quasi-indépendance » en 1920, lors de la signature de l’accord de Trainon. Mais elle n’existait pas plus en 1920 qu’en 1914, quand la Hongrie se trouva précipitée dans la guerre par des traîneurs de sabre autrichiens. Elle n’avait pour ainsi dire pas le choix.

Les bobards colportés par radio Courtoisie confirment son surnom : radio Trois-Points.

27 janvier 2010

VINCENT REYNOUARD PARLE

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Après l’audience du 26 janvier devant le tribunal correctionnel de Bruxelles, Reynouard parle. « On n’a pas tellement de prise sur la réalité, les gens s’en foutent. De mon côté la prise sur la réalité est néant. La répression n’est pas vraiment en cause, les gens ne sont pas prêts à ouvrir les yeux sur certains sujets. » La tâche de remise en cause du système dominant serait ardue selon lui : « Les gens sont très indifférents qu’il y ait eu holocauste. »

« Constat désabusé » de Reynouard, dont le procès pour 200 feuilles distribuées en 2001 devrait se dérouler le 9 novembre 2010. Après qu’il aura ou non été contraint au port du bracelet électronique, ce qui n’est pas le cas pour l’instant. Reynouard, réputé socialiste national, est sur la défensive. Il ne parle pas des thèses révisionnistes sur les attentats du 11 septembre 2001. Il en veut en revanche à la masse noire.

25 janvier 2010

FANTÔME BEN LADEN

Filed under: Uncategorized — guionnet @ 15:30
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Ben Laden fut traité à l’hôpital américain de Doubaï deux mois avant le 11 septembre 2001, le CIA était à ses côtés selon John Smith, qui cite radio France internationale, laquelle a donné le nom de l’agent du CIA qui l’accompagna. Si Laden est maintenant mort, des agents du CIA imiteraient sa voix dans ses prétendues déclarations. « Un membre de la famille Laden est diplômé de Harvard, Harvard a aujourd’hui un niveau très médiocre juge Smith, ce n’est plus qu’une yeshiva. » Smith communique aussi volontiers une ancienne photo de Ben Laden où il porte une veste de l’armée américaine.

Quelques propos et une image valent parfois mieux qu’un long discours. Le Nigérien auteur de la tentative d’attentat avortée du 24 ou 25 décembre 2009 dans le vol Amsterdam-Détroit plaide non-coupable, car le bourgeois veut un procès au fond, excellente initiative !

23 janvier 2010

PROTOCOLE ET COMPLOT PANGERMANISTE

Dans Les puissances de l’ombre Emmanuel Kreis parle à deux reprises de Paul Copin-Albancelli (1851-1939). Excellente initiative, car la thèse du complot pangermaniste qu’il exposa en 1925 dans La guerre occulte — Les sociétés secrètes contre la nation, reprise en 1960 par Louis Pauwels et Jacques Bergier dans Le matin des magiciens, en 1969 par Werner Gerson dans Le nazisme, société secrète, est résurgente. On peut même l’actualiser, comme on le fera plus loin. Copin-Albancelli avait 74 ans en 1925. Ce plumitif, à la fois aventurier et initié, avait trouvé là thème dont il savait une partie du public friande, jusque dans les rangs anarchistes.

Né dans une famille d’artisans catholiques de l’Aisne, Copin-Albancelli combat les « Prussiens » comme engagé volontaire pendant la guerre 1870-1871. Enseignant, il s’initie à la Veuve en 1884. Kreis poursuit : « En 1889, il abandonne son poste d’enseignant pour se lancer en politique aux côtés du général Boulanger. Suspendu pour trois mois par son atelier, du fait de ses attaques contre des frères, il quitte la franc-maçonnerie et se lance dans le combat antimaçonnique. » Signe que Kreis n’est pas antimaçon : il parle d’atelier, contrairement à l’antimaçon ne connaissant que les apparences selon Kant, qui parle uniquement de loge. Puis Copin-Albancelli participe à la création d’Action française, dirige des publications et fonde des groupes politiques antimaçonniques dans les années 1900. Dans La conspiration juive contre le monde chrétien (1909), il expose les difficultés qu’il y a à créer une société secrète et celles rencontrées par les « aspirants fondateurs de sociétés secrètes antimaçonniques ». L’extrait cité par Kreis ne contient guère de révélation, mais il est piquant d’entendre un frangin donner des leçons d’antimaçonnisme. La situation du frangin est alors comparable, à un moindre degré, à celle du juif donnant des leçons d’antisémitisme. Le frangin ne parle pas des meilleurs antimaçons, tandis que le juif ne dit mot des meilleurs antijuifs, mais le juif est supérieur au frangin car il se fonde sur le commandement talmudique : « Le meilleur des goys, tue-le ! » En revanche, le frangin a beau chercher un mot à ce sujet dans La constitution d’Anderson, il n’en trouve point. Alec Mellor considère qu’il s’agit d’un commandement non-écrit, qu’il formulerait dans d’autres termes. Dans le genre : Le meilleur des antimaçons, retourne-le, sinon contrains-le au silence !

Copin-Albancelli se recycle en 1925 dans un antigermanisme conforme à sa jeunesse, ainsi qu’à son engagement boulangiste puis à l’Action française dont la politique ne le satisfaisait pas (il était difficile de s’entendre avec Charles Maurras). Ses premières phrases citées par Kreis sont caractéristiques : « En quoi, demandera-t-on, la diffusion des Protocols pouvait-elle être utile à l’Allemagne ? Les chefs du Pangermanisme avaient intérêt non seulement à la diffusion des Protocols, mais même à leur confection. Si un pareil document est privé de toute force probante contre les Juifs, étant données les conditions dans lesquelles il a été porté à la connaissance du public, nous ne devons pas oublier que le complot mondial dont il y est question a bien existé. » Lequel serait pangermaniste. L’écriture anglaise de Protocols, qui faisait fureur en France à l’époque, est toujours goûtée du profane ésotériste, comme celle de Kabbale. Copin-Albancelli n’accuse par le pangermaniste d’avoir « confectionné » le Protocole, car il n’existe pas d’élément allant dans ce sens, mais presque. Puis il avoue qu’il travaille pour les sages de Sion en jugeant ce document dénué de toute force probante contre les juifs, car là n’est pas la question, vu qu’il n’aurait pas été écrit par les juifs, mais par des sages de Sion, ce qui n’est pas la même chose. Copin-Albancelli ajoute « étant données les conditions dans lesquelles il a été porté à la connaissance du public », membre de phrase obscur, car l’auteur aurait dû préciser ce que ces conditions avaient de particulier. Mais on croit comprendre à sa lecture qu’il veut dire dans les pays de l’Entente, où le public eut connaissance du document après-guerre, après que les armes du pangermanisme eurent été vaincues mais pas sa propagande. Dans les années vingt, le discours pangermanique aurait consisté à dire nous ne remettons pas en cause le principe des « réparations » — de guerre —, mais c’est le juif qui doit payer, lui, vrai responsable du conflit ! À partir de 1919, dit plus loin Copin-Albancelli, « Ils [les pangermanistes] veulent qu’on ne les croie pas coupables pour qu’on ne les fasse pas payer ; et l’un des moyens qu’ils ont considéré comme les plus efficaces pour y réussir, ce fut la propagande qu’ils entreprirent pour rejeter toutes leurs responsabilités sur les Juifs. Les Allemands ne doivent rien parce que les Juifs doivent tout : telle était la conclusion qu’ils entendaient tirer de la propagande antisémite mondiale basée sur les Protocols ».

L’épisode du « train blindé » dans lequel les boches conduisirent Lénine de Suisse en Russie en 1917 entre dans le panel de Copin-Albancelli, qui méconnaît la complexité de la germanitude. Cela dit, tout le monde s’accorde sur la force du pangermanisme en comparaison du panslavisme, mais les Germains sont divisés entre eux. Le Germain est à certains égards plus proche de ses racines païennes que le François, c’est tout. De telle sorte que pangermanisme est concept ayant pris place dans le débat national au dix-neuvième siècle auquel on ne saurait attribuer puissance qu’il n’a pas. À moins de considérer l’actualité en s’inspirant de l’interprétation de Copin-Albancelli. Auquel cas, mère Muss (Angela Merkel), fille de pasteur stalinien, chercherait à développer l’antijudaïsme dans le monde en infligeant des peines abominables au réviso boche. Son message serait le même qu’en 1919 : le boche ne doit pas payer, le juif si ! étant entendu que le chrétien réformé est plus retors que le catho’. Aux États de démontrer que cette interprétation est fausse. Mère Muss accuse Dinoscopus d’excitation du peuple, mais c’est elle qui excite le peuple dans l’intérêt présumé du pangermanisme.

21 janvier 2010

GOUGENOT DES MOUSSEAUX, SOURCE DU PROTOCOLE ?

Le chevalier Henri-Roger Gougenot des Mousseaux (1805-1876) fut écarté comme source possible du Protocole des sages de Sion peut-être à tort. En partant du principe que Protocole fut écrit longtemps après sa mort, que Gougenot des Mousseaux se méprenait au moins en partie sur Proudhon, enfin à cause de son imprégnation catholique. Mais se posaient deux questions : pourquoi l’auteur du Protocole, à le supposer antijuif, n’a-t-il pas parlé de l’Alliance israélite universelle ? D’où vient ce passage, en 15,10, introuvable chez Maurice Joly ? « Mais revenons aux Maçons. Déjà à notre époque nous les mettons à mort pour désobéissance et de telle façon que la fraternité seule peut se douter de l’exécution… Aux yeux du public, tous meurent d’une mort tout à fait naturelle et meurent juste à point. La fraternité n’ose pas protester, car nous avons ainsi extirpé des milieux maçonniques la racine même de toute velléité de protester contre nos ordres. »

La source de ce propos est clairement française, nullement russe, pays où la première société secrète organisée fut martiniste jusqu’à la fin des années 1900, quand apparurent des antennes de la Veuve occidentale. Elle renvoie à Moïse-Isaac dit Adolphe Crémieux, führer de la Veuve et de l’Alliance israélite universelle. Ce qu’Emmanuel Kreis illustre dans Les puissances de l’ombre quand il cite Gougenot des Mousseaux, qui écrivit en 1869, dans Le juif, le judaïsme et la judaïsation des peuples chrétiens, à propos des « sociétés de l’occultisme » : « L’une d’elles s’organisait à ciel demi ouvert, et formait le plus universel des liens, c’est-à-dire une société de défense, d’attaque et de propagande dont nous avons entrevu tout à l’heure, sous le nom d’Alliance israélite, l’insidieuse texture. Douée d’une constitution plus active et plus militante que celle d’un peuple dispersé, cette alliance semble doublure insignifiante. Mais, ouverte aux rêveurs, aux transfuges et aux contempteurs de tous les cultes, elle a le mérite de se prêter à des combinaisons plus vastes, et d’offrir aux éléments étrangers dont elle prépare et réalise l’assimilation, des cadres d’une élasticité sans bornes. » Cette citation pourrait être poursuivie sans que la pertinence du propos soye démentie. Gougenot des Mousseaux décrit la double nature du judaïsme : cahaliste et ticouniste, autrement dit sectaire et prosélyte. Avec ses prolongements sur cabale et messianisme juifs, qui concordent avec le plan de « conquête pacifique de l’univers » des sages de Sion.

En ce qui concerne Veuve et Alliance israélite universelle, le mode opératoire décrit par Gougenot des Mousseaux est complété par Protocole, étant entendu qu’après avoir signé son testament à la vie profane et prêté serment de fidélité à l’ordre maçonnique, c’est l’ordre qui dispose du droit de vie et de mort sur l’initié. À ce sujet, Protocole ne parle pas du poison maçonnique, qui ne laisse pas de trace, mais son existence est sous-entendue quand il dit « tous meurent d’une façon tout à fait naturelle ». Ce qui ne l’empêche pas de parler de poison mortel, mais dans le contexte que décrit Gougenot des Mousseaux : « Quand nous eûmes contaminé l’organisme gouvernemental par le libéralisme, ce poison mortel, tout l’ensemble de la vie politique des États fut modifié ; tous furent atteints d’une maladie mortelle : la décomposition du sang. Il ne reste plus qu’à attendre la fin de leur agonie » (11,3).

De telle sorte que tout aurait été dit dès la seconde moitié du dix-neuvième siècle et que toute velléité de résistance à la domination des sages de Sion serait vaine. Eh bien, non ! car il subsiste une poche de résistance potentielle, dont parle Protocole : « Il n’y a rien de plus dangereux que l’initiative personnelle ; si elle est géniale en quoi que ce soit, elle peut avoir plus d’action que n’en auraient des millions d’individus parmi lesquels nous avons jeté la dissension. Nous devons éduquer les goyim de telle façon que, devant toute tâche qui exigerait une initiative personnelle, les bras leur tombent de découragement » (10,10). Autrement dit, pareille initiative est envisageable à condition que son auteur ne soit pas fils de la Veuve ; sinon il est empoisonné ou vaporisé, en un mot éliminé. Il est possible que l’auteur de ce paragraphe songeait à Gougenot des Mousseaux en l’écrivant. En particulier quand il parle d’initiative personnelle « géniale en quoi que ce soit », car non seulement l’ouvrage de Gougenot des Mousseaux a vieilli, mais il contient approximations et jugements discutables. Dame ! il est celui d’un novateur, d’un pionnier ; il est génial dans sa conception, moins dans le détail.

JONATHAN LITTELL DIT LE BIENVEILLANT

Jonathan Littell est né en 1967 à Jew-Pork. Ses ancêtres juifs de Russie ont émigré aux États-Unis à la fin du dix-neuvième siècle, mais il étudia à Paris, au lycée Fénelon, et obtint grand succès de librairie avec son roman Les bienveillantes écrit en français. Publié chez Gallimard en 2006, son pavé de 900 pages reçut le prix Goncourt 2006 et le Grand prix du roman de l’Académie française 2006. Littell mit cinq ans à l’écrire selon lui, mais peut-être quatre ans, car ce n’est qu’en 2002 qu’Imre Kertész reçut le prix de Nobel de littérature pour son roman Sans destination sur sa déportation à Auschwitz puis à Buchenwald. L’année ayant suivi celle des attentats du 11 septembre 2009 en Amérique, l’académie suédoise décida de récompenser ce roman holocaustique.

Pourtant le livre de Kertész parut en Hongrie en 1975, Sorstalanság, publié en français en 1998 sous le titre Être sans destin, appartenait en 2002 à un passé révolu. Issu de Budapest, ville en pointe de l’autre côté du Rideau de fer, il fut écrit quinze ans avant sa chute, en 1989 — précipitée par la Hongrie. Imprégné de l’antijudaïsme magyar, cet ouvrage s’appuie sur la fibre émotionnelle donnant lieu à toutes sortes d’interprétations, en insistant sur la tradition neologique du juif hongroi. Point de vue que l’académie suédoise décida de promouvoir après les attentats supervisés par les sionistes. Elle signifia par là qu’elle n’était pas dupe de l’historiographie holocaustique ni de l’identité des commanditaires des attentats de l’année précédente, tout en ouvrant une porte au partisan du cahal : qu’il s’engage dans le roman holocaustique, il sera récompensé ! Message reçu cinq sur cinq par Littell, qui a saisi qu’il lui fallait associer néologisme et cahalisme dans son roman. Ce qu’il fit en se débarrassant du bébé holocaustique, en l’attribuant aux dirigeants du régime hitlérien.

Le Bienveillant écrit, en prêtant ses propos à un officier SS : « Quant aux Juifs, on a le choix : le chiffre consacré, même si peu de gens savent d’où il provient, est de six millions (c’est Höttl qui a dit à Nuremberg qu’Eichmann le lui avait dit ; mais Wisliceny, lui, a affirmé qu’Eichmann avait dit à ses collègues cinq millions ; et Eichmann lui-même, lorsque les Juifs ont enfin pu lui poser la question en personne, a dit entre cinq et six millions, mais sans doute cinq). Le Dr Korherr, qui compilait les statistiques pour le Reichsführer-SS Heinrich Himmler, en est arrivé à un peu moins de deux millions le 31 décembre 1942, mais reconnaissait, quand j’ai pu en discuter avec lui en 1943, que ses chiffres de départ étaient peu fiables. Enfin, le très respecté professeur Hilberg, spécialiste de la question et peu suspect de vues partisanes, proallemandes du moins, parvient au bout d’une démonstration serrée de dix-neuf pages au chiffre de 5 100 000, ce qui correspond en gros à l’opinion de feu l’Obersturmbannführer Eichmann. Va donc pour le chiffre du professeur Hilberg » (p. 21).

Robert Faurisson trouverait matière à écrire des pages là-dessus, mais pas le site, qui se bornera à quelques éclaircissements. Le Bienveillant botte en touche, il commence par renvoyer le bébé au boche prépucé. À Höttl, dont il « oublie » de signaler que cet officier fit carrière au CIA grâce aux révélations que lui aurait faites Eichmann un an avant la fin de guerre, à un moment où il était rond comme une queue de pelle. Puis ce fut Israël qui jugea Eichmann, pas les juifs. Ensuite le rapport du docteur Korherr parle des juifs « évacués », y compris ceux ayant bénéficié du régime spécial, par définition favorable (comme ça l’est en théorie en droit français, moins en réalité), pas des juifs exécutés ! Enfin Le Bienveillant « oublie » de préciser que Raoul Hilberg est d’origine juive hongroise, autrement dit néologique. Ce qu’il indique de façon voilée quand il fait dire à l’ancien officier boche « le très respecté professeur Hilberg, spécialiste de la question et peu suspect de vues partisanes, proallemandes du moins ». Déjà qu’allemand est semibarbarisme, mais proallemand, avec sa diphtongue, est pire ! Littel « oublie » de signaler qu’Hilberg a réduit considérablement le nombre de morts juifs hongrois dans son livre par rapport à la mythologie holocaustique. Il « oublie » enfin d’indiquer qu’Hilberg a avoué, dans ses derniers livres, que nombre de ses propos étaient erronés. Il les tenait de témoignages dont il a par la suite constaté le caractère fantaisiste. Autrement dit son estimation est à jeter au panier.

Dans ces conditions, que reste-t-il du roman de Littell ? Feu de paille, succès de librairie, encouragement à suivre la voie néologique, qui devrait amener à parler d’excision, shoah des shoahs. Shlomo Sand l’a fait maladroitement dans son livre tandis que les ticounistes américains suivent obscurément ce chemin en accusant le Messie d’avoir fait trop de compromis, à l’origine de son récent échec électoral au Massachusetts. Ils accusent Obama d’escalade militaire imbécile en Afghanistan et au Pakistan (sic), dans des guerres ingagnables, ce en quoi ils ont raison. Leur gauchisme de façade les rend cependant suspects. À cette situation il n’y a pas de solution carrée à donner. Comme disait Nordau, le juif assimilé est ridicule, mais le sioniste l’est tout autant, sinon plus. D’où les acrobaties de Littell, cet animal de cirque.

L’EXCITATION RACIALE SELON DINOSCOPUS

La grand presse (le Démon et la Croix en particulier) feint de découvrir maintenant les déclarations de l’évêque de la Fraternité Pie X enregistrées la semaine dernière, comme s’il s’agissait d’une nouvelle affaire Williamson. Or la nouveauté de cet entretien évoqué il y a trois jours par le site tient dans la meilleure connaissance du dossier qu’a le prélat au terme de son « année sabbatique ». À preuve, il traduit Volksverhetzung, crime dont il est accusé par la justice boche, par excitation raciale. Interprétation mûrement réfléchie, vraie et fausse à la fois. La notion d’excitation du peuple (Volksverhetzung) est héritée du droit impérial germanique, étant entendu que le Germain confond allègrement empire et mornarchie, au point que droit impérial correspond à régalien, monarchique, royal ou du Roy en français. Et l’excitation du peuple à la jacquerie était autrefois criminelle. Ce qui tombe sous le sens mais que ne comprend ni la presse, avide de modernité, ni le faurissonien, comme mère Schleiter, qui rend ignominieusement Volksverhetzung par incitation à la haine raciale, délit inconnu du droit français, existant dans l’imagination des seuls plumitifs. Ce dont Dinoscopus (surtout pas Dynoscopus comme écrit le Démon) est informé. L’animal parle cependant d’excitation raciale car völkisch, populaire, est souvent traduit par racial. Seulement Volks- signifie du peuple, en aucun cas populaire. Et voilà Dinoscopus nu : mi-bête mi-homme, il corrige à moitié les bobards de la presse, car c’est d’excitation du peuple dont il est accusé et de rien d’autre, crime tout aussi intelligible à Rome qu’à Berlin.

18 janvier 2010

MONSEIGNEUR WILLIAMSON ET MALTHÊTE

La dernier entretien filmé de Monseigneur Richard Williamson obtient succès justifié. Le prélat parle très bien français. Dommage que le journaliste Pierre Panet de labanlieuesexprime.org soit idiot, mais il lit des questions qu’il n’a sans doute pas formulées. Elles tournent autour du pot et suscitent les réponses du prélat. La façon dont Williamson allume Emmanuel Kant est remarquable, car « nous ne connaissons que les apparences » selon ce « criminel de premier ordre », qui entreprend de détruire raison, théologie, connaissance et esprit humain. Étant entendu que Williamson n’oppose pas foi et raison, même si foi est infiniment plus grande que raison à ses yeux. Et l’initié s’aperçoit vite que les observations du prélat portent sur l’excision à travers saint Paul, ou encore à travers le rapport qu’il fait entre Ancien et Nouveau Testament (en citant Thomas d’Aquin). Élection, dans sa bouche, correspond à excision. À un moment Williamson parle du gentil ! Avant de ravaler sa langue en corrigeant par « non-juif », car il sait la traduction de goy par gentil contestée.

Voilà du côté de Dinoscopus, qui explique l’origine de son sobriquet, contraction de dinosaure et évêque en latin, que Revision n° 115 n’avait pas saisie. Signe, comme la gêne du prélat à parler de gentil, que Dinoscopus a lu le dernier numéro de la revue où il figure en couverture. Signe qu’il est informé des tortures endurées l’année dernière par Alain Guionnet au commissariat d’Issy pour sa pomme. Il répond indirectement à la victime de ses déclarations de janvier 2009 à la télévision suédoise : rationaliste, sa vision des choses se situe au niveau du pied du f de foi. Elle n’est pas négligeable, mais pas à la hauteur.

Le jugement d’Avraham Malthête, crétin au gland dur et calleux, ancien trente-troisième de la Grande loge de France, payé par l’État à ne rien foutre à l’Alliance israélite universelle, est a contrario abominable. Le 29 avril 2009, ce Vendéen, comme Georges Clemenceau, écrivait : « En tout cas, moi, j’ai eu la peau d’Alain Guionnet, antisémite convulsif et négationniste, copain de Faurisson, et éditeur d’une feuille de chou intitulée Révision. Son site Révision sur Geocities (Yahoo) a été fermé à ma demande. Ce type fait une fixation paranoïaque sur la circoncision juive mais pas sur la circoncision musulmane (sans doute à cause de son copain Garaudy). »

La grossièreté de Malthête, crétin kératinisé ayant perdu son âme, saute aux yeux. Et ce serait Guionnet, avec ses histoires de bite, qui serait vulgaire ? Nenni. Le site met l’accent sur l’excision car il y a trou d’air à ce niveau. Williamson, homme apparemment équilibré et en bonne santé, n’ose pas en parler ouvertement, mais c’est grâce au prépuce que le catholicisme serait seule « vraie religion ». Quant à Malthête, il ne sait plus où il en est. À son âge son organe de masturbation pourrait lui être utile, mais il a disparu. C’est dur pour ce sportif qui l’a perdu en se convertissant au judaïsme, væ victis!

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