Alain Guionnet – Journal Revision

16 décembre 2009

AIGLE NOIR FACE À D.C.R.I.

Filed under: Uncategorized — guionnet @ 22:35

DCRI est abréviation barbare. Elle correspond à Direction centrale du renseignement intérieur. Les vieux, depuis plus d’un siècle, parlaient des RG (Renseignements généraux), mais c’est fini. Les RG étaient police maçonnique, incapable de se servir d’un flingue, dont les agents comptaient de nombreuses tantouzes. Réunis avec l’ancienne Direction de la surveillance du territoire, ils sont supposés plus efficaces. Résultat, la DCRI a envoyé une agente chez Alain Guionnet dit Aigle Noir le 15 décembre. Elle arriva juste après 16 heures, après avoir été retardée par des embouteillages. Elle savait que cette mission ne comportait aucun risque. La jeune femme dit être représentante de la société Évolution, spécialiste de télévision numérique. Elle préconisa l’installation au domicile de Guionnet du matériel de la société Löwe, superperformante en télévision numérique, « incontournable fin 2010 ». Mais elle ne visita pas les habitants de la maison, seulement Guionnet. Après un coup de téléphone passé la veille par un de ses collègues, prétendait-elle, que Guionnet n’a jamais reçu. Premier signe, la dame dit qu’elle a la main froide, mais elle est molle ! Puis, vu le peu de place dans l’appartement de Guionnet, elle s’assoit sur son lit, devant le fourreau à couteau sur le radiateur. Elle n’a apparemment pas vu le nountchakou ni les autres armes. Puis débute la conversation. Le malheureux Guionnet parle d’Arte, qu’il veut exterminer. La dame l’écoute avec attention, car venue pour cette affaire.

La DCRI lit en « temps réel » les écrits de Guionnet sur son calculateur. La DCRI était informée des moyens que Guionnet compte brandir contre Arte et Doc en Stock, dont une première mouture adressée à son avocat fut écrite dans la nuit, avant d’être envoyée au matin. Or la question est de savoir jusqu’à quel point ses doléances peuvent être satisfaites, étant entendu que condamner Arte ne changera pas la face du monde, la société étant assurée et la somme d’argent réclamée dérisoire.

L’espionne laissa échapper un signe d’admiration. Selon elle, il fallait que Guionnet eût de la culture pour en arriver là. Peut-être, mais que vaut compliment de la part d’une espionne à main molle ? Rien de rien, comme dit Édith Piaf.

3 commentaires »

  1. allons, allons ! Après Piaf, l’Autre !

    Commentaire par larron — 17 décembre 2009 @ 22:45 | Réponse

    • Merci tantouzesavoir, cette chanson est sacrée. Je suis content de la mettre en ligne.

      Commentaire par guionnet — 17 décembre 2009 @ 23:43 | Réponse

  2. Tu as aussi celle-ci…mais franchement, elle est nulle à côté. Et Bécaud… est aussi juif ! Décidément !

    Commentaire par larron — 19 décembre 2009 @ 13:04 | Réponse


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