Gratuitement, bien sûr, sinon ce n’est pas drôle. C’est simple, vous écrivez l’histoire, sans épargner scribes et courtisans. À tous les coups vous gagnez. Vers 12h30, garçon en livrée apporte plateau repas à Alain Guionnet dans sa chambre toute neuve. Il y a bœuf, carottes, pommes de terre. Le menu coûte vraisemblablement un euro, comme le prix de revient d’un repas au Resto du cœur, mais quel régal ! Suit la sieste, indispensable pour digérer, occasion de voir trois insectes non identifiés voler dans la cellule. Ils sont noirs au corps mince et long. Ils viennent sans doute de la bouche d’aération crasseuse. Les chiottes, où ne se trouve aucun excrément, contribuent à les attirer.
Merveille de la modernité ! Les insectes se plaisent en ce lieu. On les distingue d’autant plus facilement que la peinture des murs et du plafond blanc cassé est impeccable. Aucun graffiti pour l’instant, aucune entaille. Il fait chaud dans le silence, on n’entend plus le vacarme du métro, pas plus qu’on ne ressent les vibrations qu’il provoque, comme c’était le cas à l’hôtel de police il y a deux ans. Phénomène que n’avait apparemment pas prévu l’architecte de l’hôtel, sans doute fils de Lucifer. Il avait oublié le rôle pestilentiel des insectes, à moins qu’il fût sadique.
La cellule mesure près de 12 mètres carrés. Le banc est de taille XXL, vous devez vous y recroqueviller uniquement si vous mesurez plus de deux mètres. Il est muni d’un simili matelas synthétique (trop court) et de deux couvertures. N’importe comment, vous ne pouvez faire que deux choses dans cet endroit : vous assoupir et de la musculation. Guionnet travaille ses abdominals et son souffle. En particulier entre 12h30 et 16 heures, moment de sa libération. Forcément, sa garde à vue était doublement illégale, comme indiqué sur son procès-verbal d’audition. D’une part, parce que la flagrance du délit n’était pas constituée, d’autre part, parce qu’il n’y a pas de détention préventive pour délit de presse quand l’incriminé est de nationalité française domicilié en France.
Casse-tête pour le parquetier, surtout que la jurisprudence est insuffisamment claire à ce sujet, bien que Guionnet cherche à l’établir depuis près de 20 ans. Du coup, le ministère public traîne à prendre sa décision. Vieux gibier de presse, Guionnet doit bénéficier du régime spécial, mais le parquetier s’est-il donné la peine de demander l’avis de la DCRI ? Ou de s’informer de la décision à intervenir du conseiller de mise en état à la suite de l’incident qui dût être bientôt jugé, mais fut reporté au mois de mars, dans l’affaire Protocole des sages de Sion qui sera plaidée en fin d’année devant la cour d’appel de Versailles ? Nous l’ignorons. Mais une chose est sûre, cette broutille est vraie-fausse histoire de banlieue.
De toute façon, Doc en Stock a insulté et diffamé Guionnet, la place de son directeur est à la grand vergue.
Nul doute aussi que, dans ces conditions, Nanterre songe à faire subir à son client expertise psychiatrique. Fréquentes en Hauts-de-Seine, elles aboutissent toujours au même résultat : négatif. Sa place n’est pas chez les fous. Au contraire, Guionnet est plutôt trop lucide.
Dans les domaines de sa compétence s’entend. Il connaît les ficelles commerciales dont use Historia. Voulant ratisser large, le magazine cherche à ne froisser personne, d’où ses sornettes mille fois rabâchées ; d’où ses choix littéraires et ses falsifications, dont une consiste à nier l’histoire en écrivant novlangue. En parlant de Reine Margot au lieu de Marguerite de Valois, des princes de Conti au lieu de Conty, des rues du Cimetière et de la Glaisière au lieu de Simetier et Glaisier. Hélas ! là s’arrête sa lucidité, son intelligence pratique étant limitée et son opportunisme quasiment nul.
Revenons au début de la farce. Près du sommet de la butte, à peine avant 9h30, Guionnet descend au commissariat quand il croise femme maigre et nerveuse d’une soixantaine d’années, aux cheveux noirs longs, qui descend à Mairie. Elle vient du haut de la butte, là où habite Patricia Bétry, elle semble le reconnaître avec son regard noir. Suit la descente de Guionnet par une autre rue d’un pas tranquille, en grillant cibiche. En pressentant la suite du spectacle, mais sans en connaître les détails. 9h36, arrivée maison Poulaga. Guionnet s’annonce à la réceptionniste basanée issue des colonies, qui fait son boulot et ne lui est pas hostile. Il hésite à prendre café au distributeur quand Le Bec déboule. Zut ! encore une erreur. Le Bec est proche de la quarantaine, il est plus âgé que Guionnet le croyait. Il souffre de début de calvitie.
Montée au troisième. Le bureau du bourreau est proche de l’ascenceur. On y voit petit drapeau bretok. Le gars explique qu’il téléphonait au parquet mercredi pour savoir s’il fallait ou non placer en garde à vue le cobaye, avant que la décision fût prise : « Oui ! » Le flicard avait raison, car il aurait pu prendre cette décision mais ne l’a pas fait. Il voulait que le parquet la prît.
Il apparut vite que le cogne en a un peu dans le ciboulot. Il aurait pu passer le concours de commissaire de police mais ne l’a pas fait. Il feint d’ignorer la signification de Port-Royal, mais il s’est sans doute renseigné sur toile. N’importe comment, il ment, B. A.-BA du boulot de flic. Il reconnaît volontiers qu’il n’est pas de la quatrième DPJ, mais il craque au sujet de la loi sur la presse. Guionnet lui indique que Bétry a déposé plainte en laissant à l’État le soin de faire le boulot, alors qu’il lui en aurait coûté si elle s’était constituée partie civile avec citation directe signifiée par huissier. Le Bec ajoute : « et consignation ! » Bien vu !
Guionnet lui demande si l’entretien est filmé, Le Bec dit « non ». Signe que le commissariat d’Issy a retard à rattraper sur la procédure amerloque. Passons sur l’aller-retour en cellule en matinée pour en venir au fond. Avez-vous traité Patricia Betry-Crete de salope ? Réponse : « Oui. » Rien à ajouter. Sauf que son vrai nom est Betry-Crete, voire Betri-Crete, née en 1949, toujours rédactrice-en-chef d’Historia, précisions pour lesquelles Guionnet honore la convocation, tandis que l’association Historim est « subventionnée » par la mairie. Autrement dit l’argent public va dans la poche de Betry-Crete, comme l’a suggéré au téléphone le trésorier d’Historim Hussenot.
Dites-vous qu’André Santini est despote ? « Oui. » Commentaire de Le Bec : « Il ne s’est pas plaint. » Et pour cause, c’est pour lui compliment ! Mais Guionnet ne l’a pas dit, il a seulement rétorqué : « Il m’a serré la main il y a peu. » Deux autres questions mineures de ce type furent posées, seules deux furent brièvement commentées. La première portait sur : « Vous dites que les chambres à gaz ont existé, propos de ménagère qui vous autoriserait à nier l’histoire. » Traiter une journaliste d’histoire de ménagère est canular, la suite du propos étant de nature abracadabrante ubique. Curieusement le bretok souhaita que Guionnet épelât abracadabrante, mais pas ubique, mot portant sur la science bretoke par excellence : la pataphysique. L’affirmation de Guionnet suivant laquelle « il ne compte pas la tuer pour l’instant » a aussi appelé quelques explications.
Vu que Brety-Crete nie l’histoire, autrement dit la tue, ce propos est aimable, car l’historien ne songe pas à la brûler pour l’instant. En revanche, quand Historia traite le réviso de négateur, ou nettoyeur, autrement dit tueur, le réviso est diffamé.
Cependant les blogs yisraêliens, comme JSS, assaillent Guionnet de pub’, tandis que Guysen l’a soutenu dans l’affaire Protocole des sages de Sion. Et puis, Historim déverse en ce moment ses salmigondis, car Betry-Crete bosse de plus en plus depuis que le tyran, membre d’honneur de la LICRA, a augmenté sa paye pour exterminer Revision.
Historim se déchaîne. En laissant tomber les nouvelles postérieures au dix-huitième siècle, nous trouvons le 3 janvier : « 4 janvier 1789, Talleyrand est consacré évêque à Issy » ; le 15 janvier : « Bossuet, Fénelon et les conférences d’Issy » (1694-1695), sauf que la scribe « oublie » de dire avec quelle vigueur Bossuet fustigea Fénelon par la suite. Encore et toujours vision unilatérale de la salope.
Mais Historim a accès aux archives suplicianes, contrairement à Guionnet, aussi le combat est inégal. Historim s’appuie sur la quantité, Revision sur la qualité. À noter également que l’histoire d’Issy au dix-huitième siècle et avant se résume pour Historim à celle du séminaire. Il joua certes rôle considérable, mais il n’est qu’une dimension de l’histoire de la bourgade. Comme Santini, Betry-Crete est fascinée par le pouvoir visible, au point qu’elle oublie tout ce qui se trouve à côté. Pourtant il y avait Issisois, nobles, membres d’ordres religieux fors Saint-Sulpice, dont le séminaire n’était que résidence d’été (et du dimanche) de Saint-Sulpice Paris au dix-huitième siècle.
On touche là au caractère scandaleux du sabba d’Issy 2012 dont Santini est l’instigateur, ce dernier ayant caractère opposé à celui de Betry-Crete. Santini est bon vivant, il aime se pavaner. C’est moi que v’là, songe-t-il partout où il va. Il n’est pas peureux, la ville fait des économies sur ses gardes du corps qui n’existent pas. Betry-Crete, en revanche, se cache. Son téléphone est sur liste rouge. Elle actualise Historim en supprimant ses papiers litigieux, elle a Grand Frère pour modèle. Elle est sèche, nerveuse, craintive, elle voit des complots partout, alors que pour Santini il n’y en a qu’un, le sien, qu’il dirige d’une main de fer en employant des subalternes dévoués.
Ils le sont d’autant plus que ce n’est pas à l’historien d’écrire l’histoire de la ville selon lui, mais à une commerciale, historienne d’opérette, spécialiste du grand public, supposée trouver mots justes pour toucher la masse. Devant les frasque de la sorcière, la tête noire est supposée mouiller ; toutefois l’échec d’Historim est manifeste.
La suite est cependant prévisible, bien qu’inattendue par le non-pataphysicien : le jésuite sera accusé d’avoir inspiré l’auteur du Protocole, même s’il fut manipulé par le marrane. Mais cette question est très compliquée et nous ne prétendons pas, contrairement à Herr Professor, détenir la vérité.
La garde à vue a pris fin. En mate on cesse d’exister, vive la renaissance ! Chantons l’hymne à la joye !
Nonobstant tout le monde est au courant, à commencer par le brave conseil de Guionnet. Tant que le malheureux continuera à raconter ses conneries, il risque de s’en taper des gardes à vue. Heureusement qu’il a du métier. Il craint cependant d’être déporté à Nice, Marseille, Perpignan ou Bonifacio, raison pour laquelle il prendra des gants avec les Méridionals. Il n’a jamais dit que tout corsicaud était corniaud, ni que le Marseillois avait tête de pois. Bien sûr le Basque est anthropophage, mais c’est l’histoire qui parle, impossible de revenir là-dessus eu égard aux Neuf muses d’Hérodote. Interprétation certes discutable, comme celle de la Chanson de Rolland. Mais les choses sont claires. Après que les Francs eurent commis crimes contre l’humanité dans l’ancien Pays-basque, les salopards de Basques en ont accompli contre l’arrière-garde de l’armée franche. Et le cor de Rolland est encore audible pour les ouïes sensibles.
Propos littéraires incongrus, dira-t-on. Sauf si la loi réprimant la contestation de tout génocide est adoptée, car elle serait estocade pour l’historien. C’est ce valeureux qu’il s’agit de défendre, qui subsiste à peine, pas l’historien révisionniste, horrible barbarisme.
J’aurais parié que c’est la phrase “pour l’instant nous ne comptons pas la tuer” qui aurait posé problème et pas “s****e”. “Sorcière” n’a semble t’il pas été retenu non plus.
Une garde à vue pour ça, c’est vache, mais servir du bœuf-carottes à la maison poulaga, ils ont le sens de l’humour !
Commentaire par Un lecteur assidu — 19 janvier 2012 @ 00:53 |